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Dérive otanienne de la Finlande : Les Américains jouent avec le feu nucléaire…

La Finlande, une fois entrée dans l’OTAN, ne posera aucune limite, ni au nombre de bases de l’OTAN sur son territoire, ni à la présence d’armes nucléaires. Combien de minutes faut-il à une bombe nucléaire pour détruire Saint-Pétersbourg ? L’escalade provoquée par l’OTAN est significative, la Russie ne pourra pas rester sans réagir, l’atteinte portée à sa sécurité nationale est trop importante, a rapporté Newsweek.

Dans le sillage de la mise en garde de Moscou à Varsovie concernant l’accueil, en terre polonaise, d’armes nucléaires US, Newsweek explique que « suite à l’invasion de l’Ukraine par la Russie », la Suède et la Finlande ont décidé d’intégrer l’OTAN. La relation de cause à effet est effectivement … d’une logique très particulière. Si l’on parle de sécurité, la Russie ne présente aucun danger pour ces pays. Or, en entrant dans l’OTAN, ils deviennent un danger pour la Russie, perdent leur neutralité et deviennent des vassaux de l’OTAN, puisqu’ils n’ont de toute manière aucune force réelle pour résister aux pressions.

Des sources au sein de la Défense ont affirmé à Newsweek que les ministres finlandais des Affaires étrangères et de la Défense, Pekka Haavisto et Antti Kaikkonen, s’étaient engagés auprès de l’OTAN en juillet à ne pas demander de « restrictions ou de réserves nationales « si la candidature d’Helsinki était acceptée. »

 « Les États-Unis possèdent déjà une centaine d’armes nucléaires en Europe, positionnées en Belgique, en Allemagne, en Italie, aux Pays-Bas et en Turquie selon la Fédération des scientifiques américains. La Grande-Bretagne et la France, toutes deux membres de l’OTAN, maintiennent également leurs propres arsenaux nucléaires indépendants », rappelle le média américain.

Dès lors, s’il n’y avait pas de besoin sécuritaire réel pour l’OTAN à ajouter des têtes nucléaires en Finlande, cette nouvelle offensive change la donne dans les relations entre la Finlande et la Russie. De voisin et partenaire, la Finlande devient un danger pour la sécurité nationale russe. « Il est vrai que la Finlande avait été utilisée lors de la Seconde Guerre mondiale pour briser Saint-Pétersbourg. Nous ne sommes plus à l’époque des blocus militaires de long terme, espérons que l’on n’entrera pas dans celle des tirs tactiques nucléaires », rappelle Newsweek.

Autant dire que la Russie va être contrainte de réagir. L’OTAN continue à jouer avec le feu… nucléaire !

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