Hassan Nasrallah a insisté sur la nécessité de régler les causes de ce déplacement sécuritaire et économique. A ses yeux, c’est l’administration US qui en est la principale cause, du fait qu’elle a causé la guerre contre la Syrie et imposé des sanctions dans le cadre de la loi César qui empêche reconstruction et investissements. « Pour préserver le Liban il faudrait éliminer la loi César en Syrie », a-t-il affirmé. « Certains estiment que le dossier des déplacés syriens présente une menace existentielle pour le Liban mais ils ne font rien pour le résoudre… », a ajouté le leader du Hezbollah. Suggérant de mettre au point un plan stratégique national sur lequel les Libanais seraient d’accord pour le présenter au monde et faire pression sur le gouvernement intérimaire. Pédagogue, il a souligné qu’« il faut résoudre les causes de ce déplacement et non les conséquences ». Le premier responsable du déplacement sécuritaire en est celui qui a allumé la guerre c’est-à-dire l’administration US.
A ses yeux, le Liban ne saurait être sauvegardé qu’à travers l’élimination de la loi César en Syrie. « Lorsque les sociétés pourront investir en Syrie, des centaines de milliers de syriens y reviendront », a-t-il entonné… En attendant, « pourquoi empêcher les Syriens de se rendre en Europe par les moyens légaux et non pas clandestinement », devait-il préciser. Car en voilà une « idée » qui obligera les Européens à accourir à Beyrouth et au sérail gouvernemental et à demander aux Libanais ce qu’ils demandent pour stopper cette migration…
Et de rappeler, une fois de plus, que celui qui menace la conjoncture démographique au Liban n’est ni la Syrie ni les déplacés syriens, mais les politiques américaines arrogantes, ignobles et insolentes. « Je sais que l’ambassadrice américaine s’ingère en personne lorsque les forces de sécurité libanaises décident de rapatrier des Syriens pour des raisons juridiques et elle enquête pour savoir qui a pris la décision et qui l’a exécutée. Et les responsables libanais se doivent de lui répondre, sous la menace des sanctions américaines », a-t-il assuré.
H. Nasrallah n’a pas manqué de rendre un vibrant hommage au peuple yéménite qui reste fidèle à ses engagements religieux et géopolitiques. Comme il a aussi insisté sur la nécessité de soutenir le peuple palestinien et la mosquée al-Aqsa. « Les Musulmans et les gouvernements devraient assumer leurs responsabilités. Ces agressions sionistes ne devraient pas devenir habituelles pour eux. Pour éviter que la mosquée ne soit divisée temporellement ou spatialement, ou transformée en une synagogue », a-t-il fait valoir. « Les sionistes devraient entendre la voix des musulmans concernant la première qibla des musulmans mais hélas au lieu de cela certains Etats s’orientent vers la normalisation », a-t-il déploré.
H. Nasrallah a aussi invité les Musulmans à éviter la discorde entre eux et de ne pas tomber victimes de la guerre médiatique en cours. Plus, il a appelé à l’Unité islamique. Un choix jugé pertinent par les temps qui courent. « Dans la guerre d’octobre 1973, lorsque l’Égypte et la Syrie se sont unies avec le soutien des Etats arabes, Israël était étouffé. Cette unité a failli réaliser une victoire historique. L’Union des atouts de force réalise les victoires et les exploits », a-il rappelé.
