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Daech ensanglante Chiraz : Téhéran fustige et menace

Le groupe État islamique (EI) a revendiqué l'attaque de mercredi menées contre un sanctuaire musulman chiite à Chiraz, dans le sud de l'Iran. Les médias d'État iraniens a fait au moins 15 morts. A Téhéran, les responsables menacent de traquer les djihadistes là où ils se trouvent.

Un combattant de Daech a ouvert le feu sur des fidèles au sanctuaire de Shahcheragh, «tuant au moins 20 chiites et en blessant des dizaines d’autres», a affirmé Amaq, l’organe de propagande du groupe terroriste sur Telegram.

Les médias iraniens avaient souligné au début que l’attentat a été menée par 3 personnes. Mais par la suite, ils ont rectifié leur version en signalant qu’un seul terroriste a mené cette attaque et qu’il a été arrêté après avoir été blessé.

« L’homme armé est entré dans la ville de Chiraz en voiture et a ouvert le feu sur les pèlerins et les serviteurs du sanctuaire religieux. Le terroriste arrêté n’est pas iranien », a annoncé l’agence de presse Fars news. Il n’est pas non plus bahreïni, comme l’ont argué certains médias arabes. Il serait djihadiste takfiriste.

« Les services de sécurité travaillent pour surveiller et poursuivre les groupes terroristes, en particulier ceux qui traitent directement avec le Mossad », ont rapporté les médias iraniens.

Début avril, un ressortissant étranger d’origine ouzbèke âgé de 21 ans a poignardé à mort deux religieux chiites et blessé un troisième dans la cour du sanctuaire de l’imam Redha à Machhad, la deuxième ville d’Iran.

Le sanctuaire de Chah-Tcheragh abrite la tombe d’Ahmad, le frère de l’imam Redha (P), le huitième imam de la lignée infaillible du prophète Mohamad (P), enterré à Machhad (nord-est).

En réaction,  Ebrahim Raïsi, président iranien, a affirmé que « l’attaque contre le sanctuaire Chah-Tcheragh ne restera pas sans réponse », appelant « les services de sécurité à identifier les auteurs et les commanditaires de cet acte terroriste ».

Dans un message de condoléances, le responsable iranien a souligné que « les ennemis de l’Iran se vengent de leur désespoir et de leur échec », notant qu’ils cherchent ainsi à « provoquer la division parmi le peuple, et se venger le développement du pays ».

Mohammad Baqer Qalibaf, président du Conseil iranien de la Choura, a relevé de son côté que « les ennemis n’ont pas réussi à atteindre leurs objectifs, ils ont donc eu recours à la méthode des terroristes takfiristes ». Et de souligner que « cette tragédie prouve l’implication de tous ceux qui ont préparé le terrain pour les émeutes au cours des dernières semaines ».

Ahmad Vahidi, ministre iranien de l’Intérieur, a estimé que « cet acte a dévoilé les complots de l’ennemi », et illustre « un autre exemple de ses crimes ». Ajoutant que « les émeutes d’aujourd’hui marquent une étape dangereuse de l’ennemi par d’autres moyens », notant que « le mouvement terroriste a profité de l’atmosphère des émeutes pour mener ses actions, et les responsables de la sécurité devraient surveiller de plus près ».

«L’intention de l’ennemi est de perturber les progrès du pays, et ces émeutes ouvrent la voie à des actes terroristes», a-t-il déclaré à la télévision. L’attaque contre le sanctuaire de Chiraz, qui a fait au moins 15 morts hier mercredi, survient alors que l’Iran est secoué par des manifestations depuis la mort de Mahsa Amini le 16 septembre.

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