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D.Trump annonce une trêve conditionnée à Gaza: Un « comité de la paix », sous son pilotage, enterre le Hamas

by Perspectives Med
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D.Trump annonce une trêve conditionnée à Gaza: Un « comité de la paix », sous son pilotage, enterre le Hamas

La proposition prévoit de transformer Gaza en « zone déradicalisée et exempte de toute menace terroriste pour ses voisins », tout en garantissant la reconstruction de l’enclave « au bénéfice de la population gazaouie, qui a déjà trop souffert ». Selon le plan, « si les deux parties acceptent cette proposition, la guerre prendra immédiatement fin » avec un retrait des forces israéliennes vers des positions convenues. Dans les 72 heures suivant l’acceptation d’Israël, tous les otages – vivants ou décédés – devront être remis, d’après le document publié également sur les réseaux sociaux.

Après la libération des otages, Israël s’engagerait à relâcher 250 prisonniers condamnés à perpétuité ainsi que 1 700 Gazaouis arrêtés après le 7 octobre 2023. Les membres du Hamas qui « s’engagent à une coexistence pacifique et au désarmement » bénéficieraient d’une amnistie. « Dès l’entrée en vigueur de l’accord, une aide humanitaire massive sera acheminée vers la bande de Gaza », sa distribution étant assurée « sans interférence des deux parties, par l’ONU et ses agences ». Le plan prévoit que Gaza soit administrée par « un comité palestinien technocratique et apolitique » chargé de gérer les services publics quotidiens. Le Hamas et les autres factions n’auraient « aucun rôle dans la gouvernance de Gaza, ni directement, ni indirectement, ni sous aucune forme ». Washington travaillerait avec ses partenaires arabes pour déployer une Force internationale de stabilisation (ISF) temporaire. En cas de rejet du plan par le Hamas, « l’opération humanitaire renforcée » serait mise en œuvre dans les zones placées sous contrôle de l’ISF. Toujours selon la proposition, les partenaires régionaux « veilleraient à ce que le Hamas et les autres factions respectent leurs engagements, afin que la Nouvelle Gaza ne constitue aucune menace pour ses voisins ni pour ses habitants ». « Israël n’occupera ni n’annexera Gaza », précise le plan, ajoutant que les forces israéliennes se retireront à mesure que la force internationale prendra le relais. Un programme économique porté par D. Trump viserait à « reconstruire et dynamiser » Gaza, en créant « une zone économique spéciale avec des tarifs préférentiels et des facilités d’accès » négociés avec les pays participants. « Personne ne sera contraint de quitter Gaza ; ceux qui souhaitent partir en auront le droit, et ceux qui voudront revenir seront libres de le faire », souligne encore le texte. Le plan inclut également un processus de dialogue interreligieux et précise que « lorsque le programme de réformes de l’Autorité palestinienne (AP) sera appliqué de manière fidèle, les conditions pourraient enfin être réunies pour ouvrir une voie crédible vers l’autodétermination et la création d’un État palestinien ».

« Nous avons une réelle chance d’atteindre quelque chose de grand au Moyen-Orient. Tout le monde est prêt pour quelque chose de spécial, une première. Nous allons y arriver », écrivait la veille D. Trump sur sa plateforme Truth Social la veille de sa rencontre avec B. Netanyahu, la quatrième du genre entre les deux hommes depuis l’investiture du républicain, le 20 janvier.  En neuf mois, D. Trump n’a jamais remis en cause son soutien à Israël. Quant à B. Netanyahu, il tient toujours un discours guerrier, mais il est isolé à l’international et confronté en Israël à des manifestations en faveur d’un cessez-le-feu permettant le retour des captifs israéliens. Les experts soulignent qu’il ne peut se permettre de braquer son seul grand allié.

La dernière proposition américaine, que le dirigeant républicain a déjà exposée au téléphone à B. Netanyahu et en personne à plusieurs dirigeants musulmans, promet de mettre fin à la guerre génocidaire israélienne contre Gaza. « Je pense que nous avons un accord », a promis le président américain à la Maison Blanche. Au même moment ou presque, le Premier ministre israélien prononçait à l’ONU un discours très offensif, promettant de « finir le travail » contre le Hamas.

Selon une source diplomatique, le plan américain prévoit un cessez-le-feu permanent à Gaza, la libération des captifs israéliens détenus dans le territoire palestinien, un retrait israélien ainsi qu’une future gouvernance de Gaza sans le Hamas. Selon des médias britanniques, l’ancien Premier ministre Tony Blair pourrait jouer un rôle majeur au sein d’une future autorité de transition à Gaza. Autant dire que le nouveau deal US cherche à désarmer le Hamas, organisation qui assure ne pas avoir reçu de copie dudit accord.

D’ores et déjà, nombre d’observateurs assurent que Washington vole au secours de Tel-Aviv pour briser l’étau d’isolement qui l’enserre au fil des jours et pour évacuer de sa substance la démarche franco-saoudienne pour l’établissement d’un Etat palestinien, même « désarmé », pour rester dans les petits papiers de B. Netanyahu.

L’heure est à l’expectative. Rien n’est encore dit du côté des parties arabe-musulmanes que Washington cherche à enrôler pour servir et valoir ce que dictent les accords d’Abraham à généraliser. Avec comme plan, en creux, de réduire à néant l’axe de la résistance qui démarre depuis l’enclave palestinienne pour s’étendre au Liban, à la Syrie vers l’Iran et le Yémen.

Sur le terrain, force est de souligner que les combattants palestiniens des diverses factions n’hésitent pas à aller au feu face à la soldatesque israélienne. Dans la journée de lundi, les hélicoptères sont intervenus à la suite d’un incident jugé grave par les médias pour évacuer morts et blessés vers les hôpitaux israéliens. En outre, les brigades AlQassam, branche armée du Hamas, ont déclaré dimanche, avoir perdu le contact avec deux captifs dans la ville de Gaza (nord de l’enclave palestinienne), à cause des raids israéliens, selon un communiqué. « Les Brigades Al-Qassam annoncent avoir perdu le contact avec deux captifs (…) à la suite des bombardements israéliens brutaux contre les quartiers de Sabra et Tal al-Hawa, ces dernières 48 heures », détaille le communiqué, citant deux noms de captifs israéliens. « La vie des deux captifs est en réel danger, et les forces d’occupation israéliennes doivent se retirer immédiatement au sud de la rue 8 et cesser les frappes aériennes pendant 24 heures à partir de 18 heures aujourd’hui afin de permettre des tentatives de sauvetage des prisonniers », ont écrit les Brigades Ezzedine Al-Qassam dans un autre communiqué.

L’agression israélienne se concentre spécifiquement contre la ville de Gaza depuis ce matin, les chars israéliens progressant sur plusieurs fronts. Le ministère palestinien de la Santé a indiqué que l’armée d’occupation mène des bombardements autour des tours de renseignement au nord-ouest de la ville de Gaza. 25 Palestiniens sont tombés en martyre depuis ce matin suite aux bombardements israéliens.

Les forces d’occupation ont en outre délibérément incendié des habitations à Gaza en injectant du carburant dans les immeubles résidentiels à l’aide de bulldozers, cherchant à tout détruire.

Rappelons que plus de 66.000 Palestiniens, dont une majorité de femmes et d’enfants sont tombés en martyre depuis le début de la guerre génocidaire israélienne contre Gaza, le 7 octobre 2023.

De son côté, le ministère de la Santé de Gaza a réitéré son appel aux organisations internationales et de défense des droits humains pour qu’elles fassent pression sur l’occupation afin qu’elle libère immédiatement le personnel médical détenu. Il a affirmé que « 361 membres du personnel médical ont été victimes de disparition forcée dans les centres de détention. ‘Israël’ interdit aux organisations de défense des droits humains de suivre leur situation ». Et de poursuivre que « l’état de santé du personnel médical détenu dans les geôles de l’occupation confirme les conditions catastrophiques de leur détention et les abus auxquels ils sont confrontés ».

Par ailleurs, le ministère de la Santé de Gaza a fait état de 12 nouveau-nés coincés à l’intérieur de l’hôpital Al-Shifa dans la ville de Gaza. La situation à l’hôpital international Al-Helou dans le quartier d’Al-Nasr à Gaza n’est pas meilleurs. Les dégâts causés à cet établissement médical sont claires, et ce suite aux bombardements israéliens.

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