En marge de la World Atom Week 2025, exposition internationale consacrée à l’énergie atomique, Behrouz Kamalvandi, porte-parole de l’Organisation de l’énergie atomique d’Iran (OEAI), a confirmé que les négociations avec la partie russe avaient abouti à des accords concrets. La délégation iranienne dirigée par Mohammad Eslami, président de l’OEAI, a scellé un accord stratégique avec la Russie. « Ce voyage avait plusieurs objectifs : participer à ce sommet international, présenter les politiques nucléaires de notre pays et renforcer la coopération avec la Russie dans divers domaines nucléaires », a indiqué B. Kamalvandi. Il a rappelé que la centrale de Bouchehr, construite en coopération avec Moscou, répondait pleinement aux normes internationales. Selon lui, les discussions ont porté sur la construction de quatre nouvelles unités de 1 200 mégawatts chacune, pour une capacité totale avoisinant 5 000 mégawatts, dépassant ainsi largement celle de Bouchehr.
La World Atom Week 2025, qui marque le 80e anniversaire de l’industrie nucléaire russe, a rassemblé des acteurs internationaux, parmi lesquels Rafael Grossi, directeur général de l’AIEA. L’Iran y a également tenu un pavillon accessible au public du 25 au 28 septembre, exposant ses dernières avancées nucléaires.
Si les pays européens tentent de bloquer l’essor iranien dans la maitrise de l’atome, accédant ainsi aux desiderata d’Israël, il n’en reste pas moins que la Russie, comme la Chine, défendent le droit de l’Iran au nucléaire civil. Pékin et Moscou auraient soumis une résolution aux pays européens pour surseoir à leur décision punitive contre Téhéran sur une période de six mois. Histoire de voir venir…
