Le tableau de bord stratégique élaboré par l’IRES offre un aperçu et un suivi complet de l’évolution du positionnement international du Maroc, dans les domaines politique, économique, social, culturel et environnemental.
Au niveau de la Défense, le rapport fait savoir que le Maroc affiche une amélioration significative de son classement mondial en termes de puissance militaire, résultat d’une stratégie visant la modernisation et le développement de systèmes de défense avancés. Dans son état 2023, « Global Firepower » avait déjà classé le Maroc en termes de capacités militaires 61e pays sur 145 au niveau mondial et 7e en Afrique. Cette progression s’illustre également dans l’indice des plus grandes puissances navales, où le Maroc occupe la 25e place mondiale et la 4e place en Afrique, grâce au renforcement de ses capacités fortes de 121 navires militaires.
Les dépenses militaires ciblant la modernisation et le renforcement des capacités atteignent 3.65% du PIB entre 2012 et 2022. La création d’une industrie militaire et de défense, récemment lancée reflète aussi l’engagement continu en la matière. Toute cela se reflète à travers les contrats d’importation d’armes.
Sur le volet de la sécurité intérieure, le Maroc maintient un haut niveau de sécurité publique grâce à des initiatives proactives, avec l’établissement de nouvelles entités sécuritaires, le renforcement des capacités opérationnelles et la formation des forces de l’ordre pour faire face aux nouvelles formes de criminalité. L’accent sur le développement des forces de l’ordre locales et la sensibilisation des citoyens renforce la sécurité intérieure du pays. L’IRES souligne ainsi une augmentation des effectifs de police, hautement qualifiés pour faire face aux nouveaux défis en matière de sécurité, engagés dans la protection de la Nation et des citoyens et bénéficiant d’une expertise reconnue à l’échelle internationale. Le nombre est passé de 147 policiers pour 100.000 habitants en 2003 à 310 policiers en 2020. Par ailleurs, l’Institut préconise le renforcement des ressources humaines dans le domaine de la sécurité pour faire face à l’évolution des formes de criminalité et aux menaces terroristes dans un contexte régional instable.
Le rapport a également détecté un accroissement de la population carcérale en raison de l’augmentation de la détention préventive, passant de 183 détenus pour 100.000 habitants en 2003 à 292.53 détenus en 2021. Le projet de loi relatif aux peines alternatives, voté en octobre 2023, devrait permettre le désengorgement des prisons.
Il a notamment constaté un recul du classement du Maroc en termes de taux d’homicides volontaires, attribuable à des facteurs tels la hausse de dégradation de la santé mentale et de l’augmentation des homicides familiaux, d’après l’Office des Nations Unies contre la drogue et le crime. Pour ce qui est du taux d’agression, bien qu’ayant augmenté de 87% entre 2003 et 2018 en raison de divers facteurs tels que la consommation de psychotropes, l’urbanisation non maîtrisée et les inégalités, une baisse significative a été constatée en 2021 grâce aux mesures proactives mises en place par la Direction Générale de la Sûreté Nationale (DGSN), notamment la réinvention de la police de proximité et la création de nouveaux cercles et districts de police sur l’ensemble du territoire national.
