Portée depuis l’été 2024 par l’Agence nationale pour le développement des zones oasiennes et de l’arganier (ANDZOA), cette présidence illustre l’engagement du Royaume à promouvoir des modèles territoriaux résilients et innovants.
Devant plus de 4.000 participants de 150 pays, Latifa Yaakoubi, directrice générale de l’ANDZOA et désormais Présidente du CIC-MAB, a rappelé l’urgence de répondre à la « triple crise planétaire » : changements climatiques, perte de biodiversité et pollution.
Dans son allocution, elle a mis en lumière la vocation du Programme MAB de l’UNESCO, créé en 1971, et de son réseau de 750 Réserves de Biosphère. « Ces réserves sont des lieux vivants où l’on cultive et pêche, étudie et innove, préserve les patrimoines et rêve de nouveaux avenirs », a-t-elle affirmé. Une philosophie qui résonne particulièrement avec les territoires marocains, puisque l’Arganeraie (classée Réserve de Biosphère en 1998) et les Oasis du Sud (2000) constituent deux écosystèmes uniques, où l’ANDZOA déploie déjà des projets conciliant tradition, résilience et innovation.
La présentation du Plan d’Action de Hangzhou a marqué une étape décisive pour le Réseau Mondial des Réserves de Biosphère. Fruit de consultations internationales incluant experts, jeunes, femmes et communautés locales, ce document constitue la nouvelle feuille de route pour concrétiser le Cadre mondial pour la biodiversité de Kunming-Montréal et l’Agenda 2030.
A ce sujet, L. Yaakoubia souligné que « le plan Hangzhou ancrera notre contribution aux engagements internationaux essentiels. A l’issue de ce Congrès, une nouvelle phase s’ouvrira ; une opportunité historique pour ancrer durablement les réserves de biosphère au cœur des dynamiques de transformation des territoires, au service de la planète et des générations futures ». En conclusion, elle a salué le rôle de la Chine, hôte de l’événement, et remercié l’UNESCO pour son engagement, en précisant que « le Réseau Mondial est notre laboratoire de durabilité où les objectifs du Programme MAB sont vécus et mis à l’épreuve au quotidien ».
La délégation marocaine, conduite par Samir Addahre, ambassadeur délégué permanent auprès de l’UNESCO, a multiplié les rencontres lors de cet événement pour renforcer la coopération Sud-Sud et partager l’expertise nationale en matière de gestion durable des écosystèmes fragiles.
