mardi, avril 28, 2026
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Attaques meurtrières dans plusieurs villes du Mali : Dans la bataille, Bamako perd son ministre de la Défense

by Perspectives Med
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Attaques meurtrières dans plusieurs villes du Mali : Dans la bataille, Bamako perd son ministre de la Défense

L’Alliance des États du Sahel (AES) a dénoncé une offensive « planifiée et coordonnée de longue date » après les attaques terroristes du 25 avril ayant ciblé plusieurs localités, dont Bamako, Kati, Gao, Kidal et Sévaré. Selon l’organisation, le choix des cibles, les moyens mobilisés et la logistique engagée témoignent d’une volonté d’infliger des pertes aux forces de sécurité et de semer la terreur parmi les civils. Dans un communiqué, l’AES évoque « un complot monstrueux » soutenu par des ennemis de la lutte de libération du Sahel portée par sa dynamique confédérale.

L’Alliance affirme toutefois que ces attaques « ignobles, lâches et barbares » ne sauraient entamer la détermination des peuples sahéliens à « vivre libres, en paix et dans la dignité ». Elle a exprimé sa solidarité avec le Mali et présenté ses condoléances aux familles des victimes. L’AES a exprimé sa « solidarité totale, inconditionnelle et fraternelle » avec le peuple malien, le gouvernement malien et les forces armées maliennes. L’Alliance a également présenté ses sincères condoléances aux familles des victimes et souhaité un prompt rétablissement aux blessés.

Le gouvernement malien a confirmé la mort de son ministre de la Défense, le général de corps d’armée Sadio Camara, tué dans un attentat suicide visant sa résidence. Engagé dans des échanges avec les assaillants, il avait réussi à en neutraliser certains avant d’être grièvement blessé. L’attaque a également provoqué l’effondrement partiel de la résidence et la destruction d’une mosquée voisine, faisant d’autres victimes.

La situation dans le pays reste toutefois complexe. Africa Corps, engagé aux côtés de l’armée malienne, a annoncé sa décision de quitter Kidal, ses unités ayant quitté la localité conjointement avec des militaires maliens. Selon le communiqué, les militaires blessés et le matériel lourd ont été évacués. Le personnel d’Africa Corps continue toutefois de remplir sa mission de combat. À Kati, la situation reste sous tension. Selon l’Initiative africaine, l’accès est interdit aux civils et des opérations de ratissage sont en cours. À Bamako, un calme relatif est revenu, tandis que les habitants dénoncent des « atrocités » des terroristes et expriment leur gratitude envers les militaires russes déployés au Mali.

Les attaques terroristes visant des sites stratégiques à Bamako, Kati, Gao, Kidal et Sévaré le 25 avril ont été repoussées par les Forces armées maliennes. Selon l’armée malienne, plusieurs assaillants ont été neutralisés et leur matériel détruit. Des opérations de grande envergure se poursuivent, mais les responsables assurent que « la situation est sous contrôle ». Les autorités appellent la population à rester calme, à faire preuve de vigilance et à ne pas diffuser de vidéos ou de messages destinés à semer le trouble.

A signaler que la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) a fermement condamné, dimanche, les attaques terroristes perpétrées le samedi 25 avril 2026 dans plusieurs localités du Mali, dénonçant des actes « odieux » illustrant « la nature barbare » de leurs auteurs. Dans un communiqué, l’organisation régionale a appelé « tous les États, les forces de sécurité, les mécanismes régionaux et les populations » à « s’unir et se mobiliser dans un effort coordonné » afin de faire face à la menace terroriste qui pèse sur la stabilité de l’Afrique de l’Ouest.

La CEDEAO a également présenté ses « sincères condoléances » aux familles des victimes et exprimé sa « pleine solidarité » avec le peuple et les autorités maliennes.

Dans le même contexte, l’État du Qatar a condamné et dénoncé les attaques ayant ciblé plusieurs zones militaires et civiles en République du Mali, y compris la capitale Bamako. Doha a réaffirmé sa position ferme contre la violence, le terrorisme et les actes criminels, quels qu’en soient les motifs, tout en présentant ses condoléances aux familles des victimes ainsi qu’au gouvernement et au peuple malien, et en souhaitant un prompt rétablissement aux blessés.

De son côté, Antonio Guterres, secrétaire général de l’Organisation des Nations unies, a condamné « l’extrémisme violent » à la suite de ces attaques visant notamment l’armée malienne. Dans une déclaration, il a souligné la nécessité de « protéger les civils et les infrastructures civiles » et appelé à « une coordination et une collaboration solides en matière de sécurité dans toute la région ».

Le gouvernement du Sénégal a exprimé « une vive préoccupation » face à l’évolution de la situation sécuritaire au Mali, marquée par des attaques coordonnées contre des positions militaires et des zones urbaines. Dakar a condamné « avec la plus grande fermeté » ces violences, réaffirmant sa « pleine solidarité » avec le peuple malien et son soutien aux forces de défense engagées dans la lutte antiterroriste.
Les États-Unis ont également condamné « fermement » ces attaques, présentant leurs condoléances aux victimes et réaffirmant leur engagement à soutenir les efforts en faveur de la paix et de la stabilité au Mali et dans le Sahel. Pour sa part, l’Union européenne a dénoncé les attaques du 25 avril, exprimant sa « pleine solidarité » avec les autorités et le peuple maliens, tout en réaffirmant sa détermination dans la lutte contre le terrorisme.
Dans ce contexte, la Belgique a condamné fermement les attaques terroristes perpétrées au Mali le 25 avril. Bruxelles a adressé ses sincères condoléances aux familles des victimes ainsi qu’aux autorités maliennes, exprimant sa pleine solidarité avec le peuple malien. En tant que membre de l’Union européenne, la Belgique a réaffirmé sa détermination dans la lutte contre le terrorisme, ainsi que son engagement en faveur de la paix, de la sécurité et de la stabilité au Mali et dans l’ensemble du Sahel.De son côté, la Turquie a également condamné avec fermeté les attentats terroristes perpétrés le 25 avril dans différentes régions du Mali. Ankara a exprimé ses prières pour le repos de l’âme des victimes et présenté ses condoléances à leurs familles ainsi qu’au peuple malien. Elle a en outre réaffirmé sa solidarité avec le Mali dans sa lutte contre le terrorisme et son soutien aux efforts visant à instaurer une paix et une stabilité durables dans la région. Le président de la Commission de l’Union africaine a fait part de sa « profonde préoccupation » face à ces attaques, notamment celles visant la capitale Bamako, condamnant des actes susceptibles d’exposer les civils à de « graves dommages » et réitérant l’engagement de l’institution en faveur de la paix et de la stabilité au Mali.

L’Organisation de la coopération islamique, par la voix de son secrétaire général Hissein Brahim Taha, a indiqué suivre « avec une grande préoccupation » la situation, condamnant « fermement » des attaques qui « mettent gravement en danger la vie des civils » et exprimant sa « pleine solidarité avec le peuple malien ». Enfin, le Maroc a condamné « avec la plus grande fermeté » des actes qualifiés de « lâches et criminels », tout en réaffirmant son « soutien total » à la souveraineté, à la sécurité et à l’intégrité territoriale du Mali. L’ensemble de la communauté internationale converge ainsi vers un appel commun à renforcer la coopération régionale et internationale pour lutter efficacement contre le terrorisme dans le Sahel.

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