mardi, mai 12, 2026
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ATTACH : Quand le terrain de sport devient un vrai labo pour l’âme

by Perspectives Med
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ATTACH : Quand le terrain de sport devient un vrai labo pour l’âme

On a longtemps pensé que le sport, c’était juste de la sueur, des scores et du muscle. C’est faux. À Casablanca, Sidi Kacem ou Béni Mellal, une petite révolution discrète est en train de prendre forme. Depuis le 4 mai, ATTACH — qui signifie Appui Transatlantique pour la Transformation par l’Attachement, le Coaching et l’Humain — invite à voir l’enfant dans sa globalité. Parce que si le corps bouge, c’est souvent l’esprit qui réclame de l’attention. Soigner les blessures par les mots (et par le geste) Pourquoi faire appel à des psychoéducateurs venus de Montréal ? Parce que la santé mentale des jeunes est un défi énorme, devenu encore plus urgent avec les crises récentes.

La psychoéducation, ce n’est pas juste un joli mot : c’est l’art d’utiliser l’activité physique pour renforcer les liens sociaux. « Ce n’est plus seulement faire bouger le corps, mais comprendre ce que ressentent les jeunes, ce dont ils ont vraiment besoin », explique David Côté-Dion, de l’Université de Montréal. Pendant dix jours, 60 participants — 30 étudiants canadiens et 30 animateurs marocains — échangent sur leurs expériences. Ce n’est pas une simple formation où l’on écoute passivement, c’est un vrai mélange de cultures et de savoirs. Après la théorie, place à la pratique : les intervenants se rendent dans les écoles primaires publiques pour transformer les idées en actions concrètes.

Un impact direct là où ça compte, dans les écoles publiques :

Pour des animateurs comme Mouad, à Casablanca, c’est un choc, mais : un choc positif. Fini le temps où on se contentait de crier sur les erreurs sur le terrain. Maintenant, on apprend à comprendre ce qui se cache derrière une colère, un silence, ou un regard qui fuit. « On apprend à créer un vrai lien avec les enfants », confie-t-il. Le but est énorme : accompagner près de 1 000 gamins à travers tout le pays. En s’appuyant sur la théorie de l’attachement, Tibu Africa veut que ces jeunes trouvent un cadre rassurant, où perdre un match n’est plus une punition, mais une étape pour grandir émotionnellement. Une diplomatie scientifique qui ouvre des portes Avec le soutien de l’ambassade du Canada, ce projet va bien au-delà du simple travail associatif. Il pose les bases d’une sorte de « diplomatie scientifique », où les idées circulent librement entre les deux rives de l’Atlantique. Pour Mohamed Amine Zariat, le président de Tibu Africa, l’espoir est de former une nouvelle génération capable de relever les défis sociaux avec des approches innovantes.

Au final, ATTACH nous rappelle une chose simple mais importante : un enfant qui joue bien est avant tout un enfant qui se sent bien. Dans ce monde compliqué, faire du sport un vrai baume pour le cœur, c’est peut-être la plus belle victoire qu’on puisse imaginer.

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