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Atlantiser la mer Noire : Moscou oppose son véto à la proposition de Kiev

La présidence russe a réagi aux propos du ministre ukrainien des Affaires étrangères pour qui la mer Noire devait être démilitarisée et devenir une mer de l’Otan. Une déclaration dont le Kremlin dénonce l’illogisme.
Moscou oppose son véto à la proposition de Kiev

La mer Noire ne deviendra jamais une « mer de l’Otan », a déclaré jeudi 13 avril le Kremlin, répondant aux propos tenus par Dmytro Kouleba, chef de la diplomatie ukrainienne. Le ministre a notamment appelé les Occidentaux à transformer la mer Noire « en ce que la mer Baltique est devenue, soit une mer de l’Otan ». Il a par ailleurs prôné la démilitarisation des eaux en question.

La mer Noire « est une mer commune à tous les États côtiers, elle devrait être une mer de coopération, d’interaction et de sécurité », a indiqué Dmitri Peskov, porte-parole du Président russe.

Selon le Kremlin, la déclaration de D. Kouleba « est basée sur deux concepts s’excluant mutuellement », la démilitarisation et l’Otan.

La mer Noire, bordée notamment par l’Ukraine au nord et la Turquie au sud, est une source de tension de longue date entre la Russie et l’Otan. Moscou considère la région comme stratégique, la Crimée abritant l’importante base russe de Sébastopol. A la mi-mars, la Russie a intercepté un drone américain au-dessus de ces eaux, dénonçant des provocations et des tentatives d’espionnage de la part des États-Unis.

Cyberattaques

Dans la guerre ouverte entre la Russie et le bloc occidental, tous les coups sont permis. Ainsi, le service de sécurité russe a identifié des groupes de hackeurs internationaux menant des cyberattaques contre des infrastructures critiques russes.

L’Occident a recours à de nouveaux types de cyberarmes contre la Russie, en utilisant l’infrastructure informatique de l’Ukraine, a indiqué le Service fédéral de sécurité russe (FSB). Qui précise que cette dernière est exploitée par des hackers occidentaux leur « permettant d’essayer secrètement de nouveaux types de cyberarmes ».

Au total, depuis le début de l’année 2022, le département a enregistré plus de 5.000 attaques informatiques contre des infrastructures critiques de la Russie. Il indique que les conséquences négatives ont été évitées grâce à des mesures prises au bon moment.

Le FSB a indiqué que plusieurs cyberattaques étaient planifiées avec la participation directe du Pentagone en coopération avec des équipes internationales de hackers -comme Anonymous, ou Silence– et d’autres géographiquement limitées à un État -comme Ghost Clan aux USA, RedHack en Turquie, GNG en Géorgie, Squad 303 en Pologne, etc.

Le FSB souligne qu’il a de fortes chances d’identifier les clients et organisateurs de ces cyberattaques et de les faire traduire en justice.

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