De son côté, l’agence de presse iranienne Tasnim a rapporté que des observations sur le terrain indiquaient un affrontement armé entre des éléments des Gardiens de la révolution et un groupe terroriste dans la ville de Rask. Une source sécuritaire a démenti pour la télévision iranienne les publications circulant dans certains médias et réseaux sociaux qui parlaient de « l’entrée de groupes armés entraînés dans le pays et de leur expansion dans certains quartiers ». La source a indiqué que les forces de sécurité du pays surveillent les mouvements de l’ennemi, soulignant qu’elles informeront le public des notifications nécessaires par le biais des médias officiels.
Dans un communiqué, les forces terrestres du CGRI (Corps des gardiens de la révolution islamique) iranien ont déclaré qu’ « après les défaites humiliantes subies dans la région par les terroristes soutenus par l’ennemi — au cours desquelles un nombre important d’entre eux ont été tués et leurs tentatives de sabotage ont échoué — ces derniers ont eu recours à des attaques terroristes lâches et aveugles » Selon le CGRI, « les terroristes ont perpétré une nouvelle attaque en plaçant une bombe en bord de route sur un axe de circulation dans la province du Sistan-et-Baloutchistan », indiquant que « l’incident a entraîné le martyre d’un officier du CGRI ». Et le texte de conclure qu’« il ne fait aucun doute que ces actes aveugles et lâches n’entameront en rien la détermination et la volonté des combattants de l’islam d’assurer la sécurité de la population et de défendre la patrie islamique ».
Hassan Ghashghavi, porte-parole de la Commission de la sécurité nationale et de la politique étrangère au Parlement iranien, a affirmé vendredi que le projet de loi sur la sécurité du détroit stratégique d’Ormuz abroge toutes les lois contradictoires, soulignant que la gestion iranienne du détroit sera appliquée en se concentrant sur la sécurité et les intérêts nationaux.
Pas de concession sur Ormuz
Lors d’un entretien avec l’agence Tasnim, il a assuré que le projet préservera « presque entièrement » la capacité de l’Iran à gérer l’entrée ainsi que la sortie du détroit d’Ormuz. Il a précisé que, conformément au projet de loi, les navires de l’occupation et des États hostiles, tout comme les bâtiments menant une action militaire contre l’Iran ou transportant des cargaisons militaires, ne pourront pas franchir le détroit d’Ormuz. Et ajouté que les navires appartenant à des États non hostiles devront obtenir une autorisation de l’État-major général des forces armées iraniennes, selon les règles fixées par la loi.
H. Ghashghavi a indiqué que le texte est inscrit à l’ordre du jour du Parlement pour être soumis au vote, avant de poursuivre les étapes relatives au Conseil des gardiens de la Constitution et les procédures légales requises.
Dans ce contexte, Ali Nikzad, vice-président du Parlement iranien, a affirmé que le détroit d’Ormuz relève de la souveraineté de l’Iran, soulignant que l’ennemi ne pourra rien faire et ne réussira jamais à réduire à zéro les exportations pétrolières iraniennes. Il a rappelé que l’ennemi s’est trompé dans ses calculs concernant les capacités militaires et défensives des forces armées iraniennes, ainsi que sur la cohésion et la solidarité du peuple iranien.

