La contribution de cette demande à la croissance économique nationale s’est élevée à 5,6 points de pourcentage, comparativement à 10,3 points l’année précédente, précise le HCP dans sa note sur l’économie du deuxième trimestre 2026. Les dépenses de consommation finale des ménages ont progressé de 4,1 %, contre 1,8 % au trimestre correspondant de l’année précédente, participant à la croissance à hauteur de 2,3 points de pourcentage, contre 1,1 point. Les dépenses de consommation finale des administrations publiques ont légèrement ralenti, passant de 4,8 % au deuxième trimestre 2025 à 4,6 %. Leur contribution à la croissance est de 0,8 point de pourcentage, contre 0,9 point auparavant.
En parallèle, la croissance de l’investissement brut, qui inclut la formation brute de capital fixe, les variations de stocks et les acquisitions nettes d’objets de valeur, a ralenti à 6,8 %, comparé à 20,3 % un an plus tôt. Cette contribution à la croissance économique est revenue à 2,4 points de pourcentage, contre 8,3 points précédemment.
Le HCP rapporte aussi un ralentissement de la croissance économique nationale à 4 % au deuxième trimestre 2026, contre 5,8 % à la même période en 2025. Dans sa note d’information, il est précisé que « cette évolution reflète des dynamiques sectorielles contrastées : les activités non agricoles ont vu leur croissance ralentir de 4,9 % à 1,5 %, tandis que le secteur agricole a connu une forte accélération, avec une hausse de 21,2 % de sa valeur ajoutée, contre 8,3 % l’année précédente ».
Cette croissance est principalement portée par la demande intérieure, dans un contexte marqué par une inflation maîtrisée et un besoin de financement accru pour l’économie nationale. Ainsi, la valeur ajoutée du secteur primaire a enregistré une forte progression de 20,9 % au deuxième trimestre 2026, comparativement à 7,6 % l’année précédente. Cette hausse s’explique par une augmentation de 21,2 % de l’activité agricole et de 15,9 % dans les activités de pêche. En revanche, la valeur ajoutée du secteur secondaire a chuté de 3,9 %, après une croissance de 5,8 % l’année précédente. Cette baisse notable résulte d’une contraction des industries extractives, en recul de 28,6 % après une hausse de 13,7 %, et des industries manufacturières, en baisse de 3,2 % après une augmentation de 4,3 %; ainsi qu’un ralentissement du bâtiment et des travaux publics à 2,8 % contre 7,6 %, et de l’électricité et de l’eau à 1,9 % contre 3,8 %. La croissance du secteur tertiaire a également ralenti, passant de 4,5 % au même trimestre de l’année précédente à 4 %.
Aux prix courants, le produit intérieur brut a progressé de 4,4 % au deuxième trimestre 2026, contre 7,5 % un an auparavant, entraînant un ralentissement du niveau général des prix à 0,4 %, contre 1,7 % l’année précédente.

