Le prix du litre d’essence super enregistrera une augmentation de 0,44 dirham, tandis que celui du gasoil augmentera de 0,85 dirham, apprend-t-on auprès de la Fédération nationale des propriétaires, commerçants et gérants des stations de service au Maroc. Cette hausse est légèrement variable d’une société de distribution à l’autre.
Cette hausse s’inscrit dans la tendance amorcée depuis le milieu de l’été 2026, touchant de manière particulièrement sensible le gasoil, produit le plus consommé par les ménages et les acteurs économiques. L’impact cumulé des dernières hausses successives atteint désormais près de 3,54 dirhams par litre pour le gasoil, ce qui pourrait porter son prix au-delà du seuil des 16 dirhams le litre dans certaines stations-service.
Face à ces tensions tarifaires, la commission ministérielle chargée du suivi des répercussions des tensions géopolitiques au Moyen-Orient s’est réunie mercredi 30 septembre à Rabat afin d’évaluer la situation et de garantir le réapprovisionnement des marchés.
À l’issue de cette réunion, le gouvernement a annoncé la reconduction du soutien financier direct accordé aux professionnels du transport routier de marchandises et de personnes, dont le montant sera ajusté en fonction de l’évolution des cours des carburants.
L’objectif affiché par l’exécutif est d’assurer la continuité du transport public et l’approvisionnement des marchés sans répercuter cette hausse sur les tarifs appliqués aux usagers. La commission s’est également voulue rassurante quant au niveau des réserves nationales, confirmant que le Royaume dispose de stocks stratégiques de gasoil et de gaz butane couvrant entre 40 et 60 jours de consommation.
Sur le marché international, la pression sur les cours du brut demeure vive. La persistance des incertitudes autour du transit via le détroit d’Ormuz continue de peser sur l’offre globale, conduisant les analystes sondés par l’agence Reuters à réviser à la hausse leurs prévisions pour le baril de Brent, estimé en moyenne à 89,05 dollars pour l’année 2026.
Aziz Akhannouch, chef du gouvernement sortant, a présidé la réunion de la Commission ministérielle chargée du suivi des répercussions des tensions géopolitiques au Moyen-Orient sur l’économie nationale, consacrée notamment à la hausse continue des cours des hydrocarbures sur les marchés internationaux. À l’issue de cette réunion, il a été décidé de poursuivre le soutien direct et exceptionnel destiné aux professionnels du secteur du transport des marchandises et des personnes, de manière à ce que son montant soit adapté à l’évolution des cours des hydrocarbures. Cette décision vise à garantir la régularité de l’approvisionnement des marchés et à maintenir les prestations de transport public aux tarifs actuels, sans aucune hausse pour les citoyens.
La Commission a, par ailleurs, constaté la disponibilité des stocks énergétiques et la poursuite de l’approvisionnement du marché national en produits agricoles et produits de base dans des conditions normales. L’accent a été mis sur la nécessité d’assurer un approvisionnement régulier du marché national, malgré les tensions géopolitiques et la pression qui marque l’approvisionnement en produits énergétiques au niveau mondial. Le Royaume dispose ainsi d’un stock de réserve en gaz butane et en gasoil couvrant entre 40 et 60 jours.
Les professionnels du transport de marchandises et de personnes pourront, à l’instar des précédentes opérations, déposer leurs demandes de soutien selon les catégories concernées sur la plateforme dédiée et suivre leur traitement de manière électronique.

