Mohamed Bagher Ghalibaf a expliqué que l’administration américaine devra emprunter à nouveau, mais cette fois à des taux d’intérêt bien plus élevés, pour rembourser sa dette. Le président de l’Assemblée consultative islamique a souligné que la capacité des investisseurs et des acheteurs d’obligations diminue constamment, expliquant que les principaux acheteurs d’obligations du Trésor américain, tels que la Chine et le Japon, ne sont plus intéressés par l’achat de nouvelles obligations, ni même par la détention d’obligations existantes.
Dans ce contexte, le responsable iranien a insisté sur le fait que le rôle de l’Iran dans le maintien de la fermeture du détroit d’Ormuz et la hausse des prix de l’énergie contribuent à une crise persistante et croissante pour le Trésor américain.
Le président de l’Assemblée consultative islamique a conclu en mettant en garde contre les conséquences économiques qui en découleraient, soulignant que les Américains ne pourront surmonter ces problèmes économiques que si les droits du peuple iranien sont respectés.
A l’ONU, Stéphane dujarric, Porte-parole de l’Organisation des Nations unies, a indiqué que mes sanctions unilatérales américaines imposées à l’Iran portent préjudice aux gens ordinaires.
Un responsable au fait des négociations a confirmé à l’agence Reuters que Abbas Araghchi, ministre iranien des Affaires étrangères, et son équipe ont rencontré des médiateurs qataris à Doha mardi soir. Le responsable a indiqué que le chef de la diplomatie iranienne a reçu à Doha la réponse américaine à la proposition des sept jours et qu’il l’examinera aujourd’hui à Téhéran, précisant que « le document en cours de négociation détaille un plan de 7 jours visant à instaurer la confiance et à revenir à une version renforcée du protocole d’accord ». Il a également révélé que « le désaccord principal entre les États-Unis et l’Iran porte sur l’ordonnancement des étapes et non sur les éléments du plan des sept jours ».
A. Araghchi avait précédemment indiqué qu’il s’était de nouveau entretenu avec les médiateurs qataris afin d’examiner des pistes qu’ils comptaient soumettre à la partie américaine, dans le cadre de la préparation de la mise en œuvre des conditions iraniennes. Il a précisé qu’il s’agit de conditions préalablement réaffirmées par le Guide de la Révolution, M. Mojtaba Khamenei, soulignant que « leur exécution est indispensable à la réouverture du détroit d’Ormuz, et que la mission de la délégation iranienne consistait à transmettre ces conditions à la partie américaine tout en en informant les autres pays et la communauté internationale ».
Il a rappelé que « selon le plan des 7 jours, le détroit d’Ormuz sera rouvert le 6ᵉ jour, et nous reprendrons les négociations le 7ᵉ jour pour parvenir à un accord définitif ».
A signaler que trois navires ont été attaqués mardi dans le détroit d’Ormuz, a rapporté mercredi l’agence de sécurité maritime britannique UKMTO. Un pétrolier et deux navire-citerne ont été touchés par des « projectiles d’origine inconnue », a indiqué l’agence, sans fournir d’autres précisions. L’organisme avait parlé dans un premier temps d’un méthanier touché avant de préciser dans un deuxième communiqué qu’il s’agissait d’un navire-citerne.
Le détroit d’Ormuz, par lequel transitait avant-guerre un cinquième des hydrocarbures mondiaux, est au cœur du conflit que les États-Unis et Israël ont déclenché fin février avec des frappes sur l’Iran. Depuis, la République islamique en revendique le contrôle et paralyse en grande partie la circulation maritime, tandis que Washington impose en retour un blocus aux ports iraniens.
Une accalmie a été observée ces dernières semaines sur le terrain : les États-Unis n’ont pas frappé l’Iran depuis le 1er septembre, même si des navires sont régulièrement pris pour cible dans le détroit d’Ormuz.

