« Après trois mois d’activité, l’équipe de combat de la 228e brigade, sous le commandement de la 210e division, a achevé sa mission dans la zone de sécurité défensive avancée en Syrie, dans le but d’éliminer les menaces contre Israël », précise l’armée ennemie. Elle a indiqué que ses forces avaient mené, au cours des derniers mois, « des opérations précises, interrogé des dizaines de suspects, arrêté plusieurs individus, détruit des infrastructures et trouvé de nombreuses armes, notamment : des RPG, des mortiers et des fusils Kalachnikov. »
Le communiqué poursuit que « les forces de l’équipe de combat 228 ont achevé leur cinquième période de réserve et seront relevées par celles de la brigade 2. Les forces de la division 210 continueront d’opérer dans la zone afin de protéger la sécurité des citoyens israéliens et des habitants du plateau du Golan en particulier. »
L’armée israélienne a intensifié ses incursions militaires dans de nombreuses régions du sud de la Syrie, notamment dans le triangle formé par Quneitra, Deraa et la campagne de Damas, et a établi des points de contrôle en plus de prendre d’assaut et de fouiller des maisons civiles.
Mercredi, Israel Katz, ministre israélien de la Défense, a réaffirmé qu’Israël « ne se retirera pas du mont Hermon ni de la zone de sécurité qu’il contrôle en Syrie », soulignant que les forces israéliennes resteront dans les zones qu’elles contrôlent. Il a ajouté que « la zone contrôlée par Israël restera sous son contrôle en cas d’attaque en provenance de Syrie », précisant que ses forces « continueront d’y être déployées ». Concernant le plateau du Golan, le ministre israélien de la Défense a déclaré que le plateau du Golan est « sous souveraineté israélienne et fait partie intégrante d’Israël ».
Il répondait au président intérimaire syrien Ahmed al-Charaa qui a affirmé mercredi devant l’Assemblée générale des Nations Unies que le plateau du Golan « restera une terre syrienne », soulignant que « toutes les décisions d’annexion sont invalides au regard des résolutions de l’ONU ».
Le président syrien par intérim Ahmad al-Charaa a affirmé que « les principes nationaux se trouvent de plus en plus enracinés par la force du droit et la volonté du peuple. Aucune tentative d’imposer une nouvelle réalité ne peut saper la légitimité de notre État, la souveraineté de nos lois, ni l’application du droit international… Le Golan restera territoire syrien, et toutes les mesures d’annexion sont nulles et non avenues en vertu de la résolution 497 du Conseil de sécurité. » Il a réaffirmé son engagement envers l’Accord de désengagement de 1974, appelant les forces d’occupation israéliennes à se retirer aux lignes fixées au 8 décembre 2024. « Aujourd’hui, Israël fait preuve d’un comportement aberrant en attaquant la Syrie avec près de 500 frappes aériennes et bombardements d’artillerie, plus de 1 200 incursions et environ 300 arrestations et détentions de Syriens », a-t-il poursuivi ajoutant que ces attaques « menacent la stabilité de la Syrie et vont à l’encontre de la direction prise par le monde entier ».
Israël a considéré cet accord comme nul et non avenu avec la chute du régime précédent et a entrepris d’occuper de vastes zones dans le sud du pays, notamment le sommet de Jabal al-Cheikh (mont Hermon) et des sources d’eau douce. Il a également imposé un contrôle de sécurité et de tir sur de vastes zones du sud, jusqu’aux abords de la capitale, Damas.
Les déclarations d’Al-Charaa interviennent au lendemain de propos similaires tenus lors d’une table ronde animée par l’ancien responsable américain Brett McGurk et organisée par le Projet Syrie de l’Atlantic Council à New York, en marge de l’Assemblée générale des Nations Unies. Il a indiqué avoir demandé, sur le ton de la plaisanterie, à D. Trump : « Pourquoi leur donnez-vous le Golan ? Vous n’en êtes même pas propriétaire. Si vous tenez absolument à leur donner des terres, le New Jersey, je crois, est un État démocrate… Il vaut mieux leur donner le New Jersey que le Golan. Il (Trump) est propriétaire du New Jersey, mais pas du Golan… Le Golan appartient à son peuple, et ni le président syrien, ni le président américain, ni personne d’autre n’a le droit de le céder à qui que ce soit. »
- Trump avait reconnu la souveraineté israélienne sur le Golan en 2019.

