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Budget : Un excédent global de 5 milliards de Dh, selon la TGR

by Perspectives Med
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Budget : Un excédent global de 5 milliards de Dh, selon la TGR

À la clôture du deuxième trimestre 2026, l’état des finances publiques témoigne d’une trajectoire maîtrisée et de la soutenabilité des engagements budgétaires de l’État. Selon le rapport officiel de la Trésorerie Générale du Royaume, les ressources globales ont atteint 418,2 milliards de dirhams (MMDH), couvrant l’ensemble des charges arrêtées à 413,2 MMDH. En dépit d’un solde du budget général hors emprunts et amortissements déficitaire à hauteur de 20,2 MMDH, le solde ordinaire demeure largement positif à 16 MMDH. En intégrant les mobilisations d’emprunts et les amortissements de la dette, l’exercice dégage un excédent net des ressources sur les charges de 4,98 MMDH (arrondi à 5 MMDH).

La collecte des ressources publiques s’établit à un taux de réalisation très satisfaisant de 58,7 % des prévisions de la loi de finances. Les recettes ordinaires alimentent le budget général à hauteur de 229,7 MMDH, réalisées à 54,5 % des objectifs initiaux. Le moteur fiscal confirme sa primauté : avec 208,8 MMDH générés, la fiscalité représente 90,9 % de l’ensemble des recettes ordinaires.

Dans le détail, la fiscalité directe s’illustre par un taux d’exécution robuste de 65,3 %. L’Impôt sur les Sociétés (IS) se distingue particulièrement avec 68,5 MMDH perçus, atteignant 71,6 % des prévisions. L’Impôt sur le Revenu (IR) engrange quant à lui 37,3 MMDH (57,7 %). Concernant la fiscalité indirecte, qui cumule 78,1 MMDH, la Taxe sur la Valeur Ajoutée (TVA) à l’importation franchit les 32,3 MMDH, tandis que la TVA intérieure rapporte 25,9 MMDH. Les droits de douane contribuent pour leur part à hauteur de 8,7 MMDH.

Du côté des recettes non fiscales (20,9 MMDH), le Trésor a pu compter sur les versements statutaires des institutions publiques. Bank Al-Maghrib a versé 4,23 MMDH, dépassant largement les prévisions annuelles à 117,5 %, tandis que l’Agence Nationale de la Conservation Foncière (ANCFCC) a apporté 2,5 MMDH. En matière de financement extérieur et intérieur, les recettes d’emprunts à moyen et long termes ont atteint 60,4 MMDH, s’appuyant à 43 % sur le marché national des adjudications.

Le total des charges publiques s’est élevé à 413,2 MMDH sur les six premiers mois de l’année, soit 54,3 % de l’enveloppe budgétaire annuelle. Les dépenses ordinaires se sont établies à 213,6 MMDH. Sans surprise, la masse salariale constitue le principal poste budgétaire : les dépenses de personnel absorbent 97,4 MMDH, soit un taux d’exécution mesuré de 49,9 %. Les dépenses de matériel et charges diverses s’élèvent à 51,1 MMDH, pendant que le service des intérêts de la dette publique demande 24,0 MMDH.

L’effort d’investissement de l’État poursuit sa progression. Les émissions d’investissement du budget général se montent à 62,2 MMDH, correspondant à 45,7 % des prévisions de la loi de finances. Parallèlement, l’amortissement de la dette publique en principal a exigé 35,2 MMDH (54,9 % de réalisation), dont 24,7 MMDH consacrés au marché domestique et 10,5 MMDH pour le désendettement extérieur.

L’élément pivot de l’équilibre financier semestriel réside dans le solde créditeur net de 25,1 MMDH dégagé par les Comptes Spéciaux du Trésor (CST). Grâce à des ressources enregistrées à 126,6 MMDH (76,2 % d’exécution) face à des charges contenues à 101,5 MMDH, ces comptes permettent de résorber le besoin brut de financement et de consolider l’excédent global du deuxième trimestre.

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