A l’occasion de la publication d’une étude économique préliminaire actualisée (PEA), Aya Gold and Silver a révélé avoir vu la production de sa mine d’argent Zgounder s’améliorer de 193% pour atteindre 4,82 millions d’onces en 2025. Mais l’opérateur veut davantage avec la prise en main d’une autre mine qui devrait lui rapporter plus: le projet polymétallique Boumadine. Selon Benoit La Salle, président de la société, Boumadine a « le potentiel de doubler la production d’argent d’Aya ».
Pour l’instant les attentes et l’engouement autour de Boumadine sont des projections issues de l’études précitée, mais cela n’enlève en rien l’ambition d’Aya Gold and Silver de d’améliorer ses performances. L’entreprise canadienne vise vraisemblablement ces objectifs de développement de Boumadine et dépasser même les projections de l’étude. Les principales projections faites par la PEA tournent autour d’une mine d’une durée de vie de 14 ans, dotée d’une production totale de 3,9 millions d’onces d’équivalent or dont environ 2,3 millions d’onces d’or sont prévues.
Le chiffre le plus important pour Aya Gold & Silver est probablement le potentiel argentifère de 81,2 millions d’onces selon la projection, contre 69,8 millions d’onces dans l’étude précédente, soit une révision à la hausse d’environ 16 %. « Ces paramètres devront toutefois encore être précisés par des études économiques ultérieures, reposant sur un niveau de connaissance plus avancé que celui d’une PEA », indique l’agence Ecofin. En effet, Boumadine n’est pas encore une mine opérationnelle et ces chiffres proviennent d’une préliminaire qui nécessiteront d’autres études plus avancées pour confirmer le niveau des réserves estimées, les capacités de production, les coûts et la rentabilité avant une éventuelle mise en exploitation.
Si les projections viennent à se confirmer, Aya Gold and Silver pourrait effectivement doubler sa production d’argent, notamment grâce à un investissement de départ relativement limité au regard de la Valeur actuelle nette projetée (VAN) estimée à 3,5 milliards de dollars, ce qui signifie une très forte valeur économique après prise en compte de l’investissement et de l’actualisation des flux futurs. A cela s’ajoute un investissement initial estimé à 463 millions de dollars pour un taux de rendement interne (TRI) de 93 %, un niveau particulièrement élevé qui traduit, selon les hypothèses retenues par l’étude, une forte rentabilité potentielle du projet.

