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Course aux législatives : Les compétiteurs en exercice de chauffe…

by Perspectives Med
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Course aux législatives : Les compétiteurs en exercice de chauffe…

Le ministère en charge de la Communication a fixé le dispositif encadrant la participation des partis politiques aux médias publics durant la campagne électorale et un tirage au sort a permis de répartir les formations en fonction de leur représentation parlementaire. Dans la forme, comme dans le fond, la démarche s’avère injuste puisque le traitement est loin d’être égalitaire entre les 27 partis intégrés à la campagne audiovisuelle. Les formations disposant d’un groupe parlementaire bénéficieront de 21 minutes d’antenne, celles représentées au Parlement sans disposer d’un groupe auront droit à 15 minutes, tandis que les partis non représentés bénéficieront de 9 minutes. Cette répartition fixe les conditions d’expression des différentes sensibilités politiques dans les médias publics. Le ministère dirigé par le Parti authenticité et modernité (PAM) a également précisé les règles relatives à la couverture médiatique de la campagne, notamment en ce qui concerne les interventions des partis et le traitement de leurs activités électorales. L’objectif étant, confirme-t-on, de garantir un accès équilibré aux médias publics.

En prévision du scrutin de septembre, les préparatifs des formations politiques prennent de l’ampleur. Le Rassemblement national des indépendants (RNI), locomotive de l’actuelle majorité, a mis le cap sur Dakhla en mobilisant, samedi, ses militants harangués, en la circonstance, par Aziz Akhannouch. Le milliardaire qui fait office de chef du gouvernement a appelé les siens à préparer les prochaines échéances électorales et à se projeter vers le programme 2026-2031. Il a également défendu le choix du parti de présenter ses candidats en amont de la campagne, estimant que cette démarche permet aux électeurs d’identifier plus tôt les femmes et les hommes appelés à solliciter leurs suffrages. Nul besoin de s’appesantir sur la polémique ayant accompagné l’annonce, par le PAM, allié dans la majorité mais aussi adversaire électoral de poids, de l’intégration de Faouzi Lekjaa, ministre en charge du budget mais aussi patron de la Fédération royale marocaine de football (FRMF), dans ses rangs. Le parachutage de ce technocrate « pur et dur » en plein dans la réserve du Tracteur, emblème du PAM, s’est accompagné d’un florilège de commentaires qui rappellent à bien des égards la grammaire footballistique… Sans pour autant faire oublier l’intégration, moins tonitruante, de Yanja Khattat, actuel président de la région de Dakhla-Oued Eddahab, au bureau politique du parti à l’issue du Conseil national tenu samedi à Salé. Le duel entre A. Akhannouch et Fatima-Zohra Mansouri engendrera bien des étincelles de nature à doter la bataille politico-électorale de davantage de mordant.  Quant au Parti de l’Istiqlal (PI), dernier dans l’attelage de la majorité, il a devancé ses alliés en réunissant son Conseil national le 14 juin à Salé pour présenter les grandes orientations de son programme électoral. Nizar Baraka, héritier putatif de Allal El Fassi, a joué les notes qui plaisent tant à la majorité des électeurs en insistant sur le pouvoir d’achat, le renforcement des services publics, la lutte contre la corruption, la protection de la famille et la défense de la souveraineté nationale…

Ainsi, les composantes de la majorité gouvernementale sont appelées, en principe, à défendre son bilan et les réformes engagées tout le long de son mandat. Les premières salves confirment que les liens, très lâches, entre les alliés de circonstance, prédisposent les observateurs à confirmer le « déjà vu ! » dont se distingue la scène politique nationale. Tout se noue et se dénoue au gré des circonstances, mais aussi des impératifs que dictent les intérêts de toutes sortes.

Reste l’opposition. Cette dernière qui affute ses critiques pour mieux les adapter à la campagne électorale est appelée à faite étalage de ses propositions alternatives. Le Parti de la justice et du développement (PJD) qui a surchauffé les bancs des deux chambres du parlement est attendu au tournant. Abdelilah Benkirane, leader de cette formation islamiste, fait déjà la différence. Là où les autres formations qui ont fait l’actualité naguère, USFP et PPS en tête, peinent à convaincre. Le Front de gauche qui se construit peut fédérer les « aigris » de la construction démocratique qui peine à se réaliser dans toute sa splendeur. Pour peu qu’il ose les ruptures que les autres, ceux qui se présentent comme membres patentés de la famille progressiste, peinent à faire valoir au-delà de toute circonstance politique de « conjoncture ».

En attendant que tout se précise, on notera qu’un arrêté conjoint du ministre de l’Intérieur et de la ministre de l’Économie et des Finances va fixer les normes applicables à l’audit légal et contractuel des comptes des partis politiques. L’objectif de ce texte serait d’améliorer la transparence, la fiabilité des comptes, la bonne utilisation des financements publics et de prévenir les conflits d’intérêts dans les missions d’audit, afin d’améliorer la gouvernance financière des partis politiques, à accroître la transparence dans la gestion de leurs ressources et le renforcement la confiance dans le contrôle de leurs finances.

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