L’ACEA souligne mercredi que cette législation doit favoriser l’investissement et la production au sein de l’Union européenne, sans imposer de nouvelles contraintes aux constructeurs. L’organisation rappelle que le secteur est déjà confronté à une concurrence chinoise de plus en plus forte, ainsi qu’à la hausse des coûts engendrée par la transition vers les véhicules électriques.
L’ACEA demande que le projet de loi garantisse la protection des investissements industriels européens au Maroc et en Turquie. Cette requête intervient alors que les groupes Renault et Stellantis disposent d’importantes capacités de production au Maroc, où sont notamment assemblées la Dacia Sandero ainsi que plusieurs petits véhicules électriques commercialisés sous les marques Fiat et Citroën.
L’association demande également que le label Made in Europe soit associé à des incitations économiques pour compenser les coûts de production plus élevés dans l’UE. Elle plaide pour simplifier les règles de calcul du contenu local et établir des objectifs réalistes pour la production de batteries, en tenant compte des capacités européennes face à la domination chinoise.
Présenté par la Commission européenne en mars dernier, le projet de loi sur l’accélérateur industriel s’inscrit dans la stratégie de réindustrialisation de l’Union européenne. Il vise à porter la part de l’industrie à 20 % du PIB de l’UE d’ici à 2035, tout en stimulant la production de technologies stratégiques et en réduisant la dépendance du bloc à l’égard des pays tiers.

