Les espèces observées sont le carangue atlante (Chloroscombrus chrysurus), le poisson-papillon à quatre bandes (Chaetodon hoefleri) et le perroquet guinéen (Scarus hoefleri). Identifiée grâce à une combinaison d’enquêtes visuelles sous-marines, de séquences vidéo de caméras à distance et d’observations des pêcheurs locaux, la présence a été confirmée par une analyse d’images basée sur des caractéristiques morphologiques.
Cette présence suggère une expansion progressive des espèces marines tropicales le long de la côte atlantique du Maroc, un phénomène lié à la hausse des températures de surface de la mer dans la baie de Dakhla au cours des deux dernières décennies. Ces conditions semblent créer un environnement plus favorable pour des espèces généralement trouvées plus au sud.
Située dans le Sahara atlantique, la baie de Dakhla est un écosystème peu profond connu pour sa riche biodiversité, comprenant des herbiers marins, des récifs rocheux et des plateaux sableux, expliquent les chercheurs. La zone, qui s’étend sur environ 37 kilomètres, est classée site Ramsar et reconnue pour son importance écologique.
Les travaux sur le terrain ont été menés sur huit jours en septembre 2024, en se concentrant sur les zones de récifs près de l’île du Dragon, où la vie marine est particulièrement abondante et étroitement surveillée par les scientifiques et les pêcheurs locaux.
Alors que les températures océaniques continuent d’augmenter, les chercheurs avertissent que des changements similaires dans la distribution des espèces pourraient devenir de plus en plus fréquents le long du littoral marocain.
