Home MondeGuerre contre l'IRANProduction d’énergie perturbée : Les dégâts du conflit contre l’Iran évalués à 58 milliards de dollars

Production d’énergie perturbée : Les dégâts du conflit contre l’Iran évalués à 58 milliards de dollars

by Perspectives Med
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Production d’énergie perturbée : Les dégâts du conflit contre l’Iran évalués à 58 milliards de dollars

D’après ces estimations, « les installations pétrolières et gazières représenteront la part la plus importante des coûts de réparation, tandis que le coût de la réparation des actifs non énergétiques, tels que les fonderies d’aluminium, les aciéries et les usines de dessalement, pourrait se situer entre 3 et 8 milliards de dollars ».

Des entreprises européennes ont indiqué que « leurs activités ont été impactées négativement par les répercussions de la guerre avec l’Iran, ce qui coïncide avec le début de la saison des résultats du premier trimestre ».

L’action d’Hermès a chuté d’environ 10 % après l’annonce par l’entreprise de ventes et de revenus inférieurs aux prévisions, en raison de la réduction des dépenses de consommation.

Les ventes de voitures Nissan et Stellants au Moyen-Orient ont également diminué pour atteindre environ la moitié de leur niveau d’avant-guerre.

En tout cas, la guerre contre l’Iran a fragilisé la croissance mondiale et perturbé les échanges. Les économies vulnérables sont les plus exposées à la crise énergétique. Pourtant, bien des secteurs, comme la finance, la défense et les renouvelables, en tirent profit.

Le Fonds monétaire international a abaissé ses prévisions de croissance mondiale pour 2026 à 3,1 %, contre 3,3 % auparavant, en raison des répercussions de la guerre américano-israélienne contre l’Iran. La fermeture du détroit d’Ormuz, par lequel transite une part essentielle des exportations énergétiques mondiales, a profondément désorganisé les flux de pétrole, de gaz et de produits chimiques. Les infrastructures énergétiques du Golfe ont été touchées, aggravant les tensions sur les marchés et alimentant une hausse durable des prix. Dans ce contexte, le FMI n’exclut pas un scénario plus sombre, avec une croissance mondiale limitée à 2,5 % en cas de prolongation du conflit. Les économies émergentes et les pays à faible revenu seraient les plus exposés, en raison de leur dépendance aux importations énergétiques et de leur vulnérabilité aux chocs inflationnistes. Le secteur du transport maritime et de la logistique est lui aussi fortement perturbé, avec des routes commerciales redirigées et des coûts en forte augmentation.

Paradoxalement, cette instabilité profite à certains acteurs. Les grandes banques d’investissement américaines enregistrent des profits importants, portées par la volatilité des marchés qui stimule les volumes de transactions. Les plateformes de prédiction comme Polymarket connaissent également une croissance rapide, capitalisant sur l’incertitude géopolitique et l’intérêt croissant pour les paris liés aux changements internationaux. Le secteur de la défense bénéficie aussi d’un contexte favorable, marqué par une hausse généralisée des budgets militaires. Parallèlement, l’intelligence artificielle continue de se développer à un rythme soutenu, notamment grâce à la demande en semi-conducteurs, illustrée par les performances des industriels asiatiques. Enfin, la crise agit comme un catalyseur pour les énergies renouvelables. Face aux risques liés aux hydrocarbures, de nombreux États accélèrent leur transition énergétique afin de réduire leur dépendance aux zones instables. Cette dynamique pourrait redessiner durablement les équilibres énergétiques mondiaux.

 

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