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D. Trump promet le pire à l’Iran : Les tirs iraniens ne faiblissent pas…

by Perspectives Med
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D. Trump promet le pire à l’Iran : Les tirs iraniens ne faiblissent pas…

La frappe a causé des dégâts au pont, qui faisait partie d’un important projet d’infrastructure routière et dont l’inauguration était imminente, selon le média. Des coupures d’électricité ont également été signalées dans certaines zones, les autorités régionales s’efforçant de rétablir le courant.

La presse iranienne a publié une liste de ponts importants situés dans plusieurs pays de la région, laissant entendre des représailles possibles, après les frappes menées par les États-Unis et Israël sur le pont B1 à Karaj, près de Téhéran. L’agence semi-officielle iranienne Fars a détaillé ces infrastructures, signalant les cibles potentielles : le pont Cheikh Jaber Al-Ahmad en Koweït, le pont Roi Fahd reliant l’Arabie saoudite et Bahreïn à Al-Khobar, les ponts Cheikh Zayed et Cheikh Khalifa aux Émirats arabes unis, ainsi que le pont Roi Hussein, le pont Adam et le pont Abdun en Jordanie.

Le président américain a menacé, mercredi soir, de frapper l’Iran avec une « force extrême » au cours des deux ou trois prochaines semaines, affirmant qu’il renverrait le pays à « l’âge de pierre ». D. Trump a ajouté que les États-Unis détruisent actuellement les plateformes de missiles iraniennes, prétendant qu’il n’en reste que très peu. Il a exprimé sa gratitude envers les forces armées américaines pour avoir, selon ses termes, « accompli la mission de manière remarquable au Venezuela et en Iran ».

Le locataire de la Maison Blanche a souligné l’indépendance de son pays vis-à-vis du « Moyen-Orient » en matière de pétrole, estimant que les États-Unis n’opèrent dans la région que pour aider leurs alliés. Il a poursuivi en déclarant : « Le plus dur a été fait, il ne reste que le plus facile. Quiconque souhaite exporter du pétrole doit se rendre au détroit d’Ormuz et régler l’affaire. »

D. Trump est également revenu sur sa politique envers l’Iran, expliquant s’être engagé durant sa campagne à ce que Téhéran n’obtienne jamais l’arme nucléaire. Il a dit avoir annulé l’accord nucléaire, qualifié de « très mauvais », pour corriger les erreurs des présidents précédents, tout en répétant que son pays a « totalement » anéanti les installations nucléaires iraniennes. Il a martelé que les objectifs américains sont clairs et simples : démanteler la capacité de l’Iran à menacer les États-Unis, notant que les buts fixés sont « en passe d’être atteints ».

Le président américain a en outre reconnu que les Américains s’inquiètent de la hausse des prix des carburants, mais a ajouté qu’en un an, son pays est passé « d’un État mort à une situation bien meilleure », devenant sous sa direction le premier producteur mondial de pétrole et de gaz. Il a également dit que la récente hausse des prix du pétrole serait de très courte durée et a prétendu que « les objectifs militaires américains sont en voie de réalisation complète », indiquant que « le nouveau groupe au pouvoir en Iran est moins radical », alors que les discussions sur la situation à Téhéran se poursuivent.

Enfin, il a conclu en disant que l’Iran ne représentait plus une menace au « Moyen-Orient » et que les États-Unis étaient sur le point de mettre fin à la menace iranienne pour le pays et le monde, ajoutant : « Nous terminerons la mission très rapidement. »

Attaques contre D. Trump

En réaction, le sénateur démocrate américain Chris Van Hollen, a affirmé que « la seule chose à laquelle nous pouvions nous attendre, c’est encore plus de mensonges de la part de Trump. Cet homme délirant représente un danger pour notre pays et pour le monde. » Pour sa part, le journaliste et analyste politique, Mark Slapinski, commentant le discours de D Trump a affirmé : « Il a perdu la tête ; quelqu’un devrait placer ce vieil homme dans une maison de retraite. »

Dans son évaluation de la véracité des propos de D. Trump, l’agence Reuters a écrit: Alors que Trump a qualifié les capacités militaires iraniennes de « dévastées », Téhéran continue de mener des attaques quotidiennes à travers le Golfe et contre ‘Israël’. Pour le journaliste américain Terry Moran, « Trump est coincé. C’est ce qu’il faut retenir de son discours. Il n’a rien dit de nouveau, a rarement dit la vérité et semblait vieux, fatigué et désespéré. »

A noter que quelques minutes après le discours préjudiciable de D. Trump, les contrats à terme sur les indices boursiers américains et le marché des cryptomonnaies sont entrés dans une phase baissière, et ce dernier a perdu plus de 200 milliards de dollars de valeur.

Côté iranien, le général Majid Mousavi, commandant de la Force aérospatiale des Gardiens de la Révolution, a affirmé que « ce n’est pas l’Iran que vous renverrez à l’âge de pierre, ce sont vos propres soldats que vous enverrez croupir sous leurs pierres tombales. Les mirages de Hollywood ont tellement corrompu votre jugement que vous osez menacer une civilisation de plus de 6 000 ans avec un passé de seulement 250 ans. »

Dans la journée, le président iranien a adressé un message au « peuple américain et à tous ceux qui recherchent la vérité », soulignant que « l’Iran est l’une des plus anciennes civilisations continues de l’histoire et n’a jamais mené de politique d’agression ou d’expansion dans son histoire moderne, mais s’est toujours défendu contre les attaques ».

Massoud Pezeshkian a insisté sur le fait que « le peuple iranien ne nourrit aucune animosité envers les autres nations, y compris le peuple américain, et a toujours fait la distinction entre les gouvernements et les peuples, un principe qu’il considère comme profondément ancré dans la culture iranienne ». Il a affirmé que « présenter l’Iran comme une menace résulte de calculs politiques et économiques visant à justifier la domination militaire et la poursuite de la course aux armements ». Il a souligné que « les États-Unis ont accumulé d’importantes capacités militaires autour de l’Iran, bien que ce dernier n’ait déclenché aucune guerre depuis la fondation des États-Unis ».

Il a noté que « les relations entre Téhéran et Washington n’étaient pas hostiles à l’origine, mais que le coup d’État de 1953 a marqué un tournant fondamental ». Selon lui, « ce coup d’État a sapé le processus démocratique et engendré une profonde méfiance envers la politique américaine, méfiance renforcée par le soutien apporté par Washington au régime du Shah, la guerre Iran-Irak et, finalement, les sanctions et l’agression militaire ».

Malgré ces pressions, le responsable iranien a insisté « sur les progrès considérables réalisés par l’Iran dans les domaines de l’éducation, de la santé, des technologies et des infrastructures », affirmant que « ces réussites reflètent des réalités concrètes, au-delà des discours politiques ». Il a également indiqué « l’impact humanitaire profond des sanctions et des guerres sur le peuple iranien », notant que « le ciblage des infrastructures et des installations vitales constitue un crime de guerre aux graves répercussions régionales et internationales ».

Pezeshkian s’est interrogé « sur la mesure dans laquelle cette guerre sert les intérêts du peuple américain et sur ses justifications », arguant que « l’escalade militaire ne fait qu’accroître les tensions et déstabiliser la région ». Il a également ajouté que « l’Iran a respecté les accords internationaux et recherché le dialogue, mais que le retrait de ces accords et l’escalade militaire étaient des décisions américaines qui ont exacerbé la crise ». Il a conclu son message en appelant « à déjouer la désinformation et à s’ouvrir au dialogue », insistant sur le fait que « le monde est confronté à un choix crucial entre confrontation et engagement, et l’Iran restera inébranlable face aux défis, comme il l’a toujours été ».

Sur le champ de bataille, l’Iran assure avoir ciblé et détruit, la nuit dernière, un radar sensible, récemment installé par l’armée américaine en Jordanie, et lancé dans la journée de mercredi l’attaque de missiles la plus importante sur Israël depuis le début de la guerre, de l’aveu de médias israéliens. Elle comptait une dizaine de missiles dont certains étaient équipés d’ogives à fragmentation. Ils ont causé des dégâts importants à Ramat Gan, Holon, Rush Hain, ainsi qu’à Petah Tikva où un bâtiment a été frappé de plein fouet et des véhicules ont pris feu.

Les médias israéliens ont ajouté que la défense aérienne a pu intercepter « toutes les menaces » en provenance d’Iran, à l’exception des missiles à fragmentation, dont les fragments ont provoqué des retombées dans plusieurs zones. La radio de l’armée israélienne a décrit ce qui se passe comme un événement exceptionnel, notant que la plupart des missiles transportent des ogives à fragmentation qui se sont dispersés sur de vastes zones.

La chaine 14 israélienne a qualifié les tirs comme étant « les plus importants » depuis la seconde semaine de la guerre. Ils ont été lancés simultanément avec des tirs de roquettes depuis le Liban. Selon cette télévision, deux millions d’Israéliens ont fui vers les abris et les défenses aériennes ont eu du mal à intercepter les missiles. L’armée israélienne a pour sa part déclaré dans un communiqué avoir détecté les roquettes et s’être efforcée d’en intercepter la plupart, tandis que des munitions à fragmentation sont tombées dans 8 zones du centre d’Israël, causant de nombreux dégâts matériels, notamment à Ramat Gan, à l’est de Tel Aviv.

Un pétrolier israélien visé

Dans sa 89e vague de missiles, le Corps des gardiens de la révolution islamique a assuré avoir pris pour cible un pétrolier israélien Eco 1 dans la zone centrale des eaux du golfe persique indiquant qu’il a pris feu. Alors que l’armée iranienne a déclaré avoir pris pour cible des avions AWACS et des avions ravitailleurs américains à l’aéroport Ben Gourion, en Palestine occupée.

Ailleurs, le CGRI a en outre déclaré par la voix de son porte-parole avoir frappé 4 cachettes secrètes de forces américaines à l’extérieur du quartier général de la Cinquième flotte à Bahreïn, assurant qu’un grand nombre d’officiers supérieurs de l’unité navale américaine ont été transférés dans des hôpitaux de Manama sous des mesures strictes de sécurité.

Il a rendu compte de frappes qui ont détruit deux systèmes radar d’alerte avancée aéroportés américains, l’un sur une base navale et l’autre sur des îles des Émirats arabes unis. Il assure aussi avoir tiré des essaims de drones qui ont encerclé le porte-avions Abraham Lincoln, dans le nord de l’océan Indien, le forçant à se replier dans les profondeurs de l’océan.

Quant à l’armée iranienne, elle signalé avoir ciblé des sites radar et de guerre électronique aux Émirats arabes unis à l’aide des drones Arash-2, d’une portée allant jusqu’à 2 000 kilomètres.

Selon une source militaire iranienne s’exprimant pour l’agence de presse Fars news, le nombre de missiles lancés jusqu’à 17 heures mercredi est le double par rapport aux deux jours précédents, reflétant une nette escalade du rythme des opérations militaires de Téhéran.

Selon le général de brigade Hassan Jouni, expert militaire de la chaine qatarie al-Jazeera, le lancement de missiles depuis des bases de missiles multiplateformes démontre que l’Iran conserve la diversité de son arsenal et sa capacité à cibler avec précision, ce qui réfute l’idée que son stock de missiles soit épuisé ou que son infrastructure ait été totalement détruite. Il estime que la nouvelle attaque de missiles à une double implication : riposter aux frappes aériennes israéliennes et contrer le discours américain répété sur « l’épuisement des missiles iraniens ».

Un responsable américain avait assuré pour le Wall Street Journal que deux jours auparavant, les forces américaines avaient ciblé un important dépôt de munitions de l’armée iranienne à Ispahan avec des bombes anti-bunker pesant jusqu’à 907 kilogrammes.

Jouni estime aussi que les tirs de mercredi illustre que l’Iran est capable de dissuasion et de gestion des opérations de missiles de manière équilibrée et efficace, comme en témoigne la synchronisation entre le lancement de missiles depuis l’intérieur de l’Iran et les tirs de roquettes depuis le Liban.

Inquiétude de l’ONU

Antonio Guterres, secrétaire général de l’ONU, a averti jeudi que le monde se trouve « au bord d’une guerre élargie » qui pourrait engloutir le Moyen-Orient avec des conséquences dramatiques à l’échelle mondiale. « Nous sommes au bord d’une guerre élargie qui engloberait le Moyen-Orient et aurait des impacts considérables dans le monde entier », a-t-il déclaré lors d’un point presse au siège de l’ONU à New York.

S’adressant directement aux parties concernées, il a exhorté les États-Unis et Israël à cesser les hostilités. « Il est grand temps d’arrêter cette guerre qui inflige d’immenses souffrances humaines et provoque déjà des conséquences économiques dévastatrices », a-t-il souligné. Il a également appelé l’Iran à mettre fin aux attaques contre ses voisins, rappelant que « les conflits ne se terminent pas d’eux-mêmes » mais uniquement « lorsque les dirigeants choisissent le dialogue plutôt que la destruction ».

Guterres a insisté sur les enjeux économiques mondiaux, avertissant que les perturbations actuelles dans le détroit d’Ormuz étouffent le flux de matières premières vitales. « Quand le détroit d’Ormuz est bloqué, les populations les plus pauvres et les plus vulnérables dans le monde ne peuvent plus respirer », a-t-il ajouté.

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