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Espèces migratrices en danger : La protection internationale s’allonge à 40 autres animaux

by Perspectives Med
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Espèces migratrices en danger : La protection internationale s’allonge à 40 autres animaux

Réunis au sein de la 15e Convention sur la conservation des espèces migratrices (CMS) de l’ONU (COP 15), les pays membres se devaient d’agir. Car près de la moitié (49%) de toutes les espèces répertoriées par la CMS présentent des tendances de déclin de population, et près d’une sur quatre est menacée d’extinction à l’échelle mondiale.

Le harfang des neiges, la chouette blanche rendue célèbre par la saga Harry Potter, le grand requin-marteau, l’hyène rayée ou encore la loutre géante du Brésil : tous figurent sur la nouvelle liste de 40 animaux approuvée par la COP15 sur les espèces migratrices. La Convention est juridiquement contraignante, ce qui signifie que ces pays ont l’obligation légale de protéger les espèces classées comme menacées d’extinction, de conserver et restaurer leurs habitats et, surtout, de minimiser les obstacles à leur migration et de coopérer entre eux pour mener à bien cette préservation. Parce que par définition, les espèces migratrices ne connaissent pas de frontières.

« Lors de la dernière COP, les parties avaient classé le poisson-chat migrateur de l’Amazone. Cette espèce peut parcourir jusqu’à 11 000 kilomètres. Et cette semaine, les pays ont adopté un plan d’action. Pour l’élaborer, tous les gouvernements du bassin amazonien et leurs scientifiques se sont réunis en collaboration avec les communautés locales. C’est formidable ! », raconte Susan Lieberman, vice-présidente de l’ONG Wildlife Conservation Society, qui a participé aux négociations. « Le multilatéralisme est vivant et se porte bien. Les gouvernements travaillent ensemble. Parfois, ils ne sont pas d’accord, alors ils s’assoient et discutent. Et durant notre dernière plénière, tous les points ont été adoptés par consensus », poursuit la vice-présidente.

Plus tôt dans le mois, un rapport de l’ONU a alerté sur « l’effondrement » des migrations indispensables à la survie des espèces de poissons d’eau douce comme les anguilles, causé par la dégradation des habitats naturels, la surpêche ou les barrages.

Seul bémol : les mesures de protection nécessitent des financements. De l’argent qui fait souvent défaut. La prochaine édition aura lieu en 2029 en Allemagne, pour marquer le cinquantenaire de la Convention, fondée par un traité international adopté en 1979 à Bonn.

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