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Plan américano-britannique pour l’après-guerre : T. Blair rêve de régenter Gaza

by Perspectives Med
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Plan américano-britannique pour l’après-guerre : T. Blair rêve de régenter Gaza

T. Blair dirigera une nouvelle instance appelée « Autorité internationale de transition », soutenue par les Nations Unies, qui administrera Gaza pendant plusieurs années avec la participation de technocrates palestiniens et le soutien d’une force internationale dirigée par les Arabes, jusqu’à ce que le contrôle total soit transféré aux Palestiniens. Cependant, cette proposition a suscité une vague de critiques, certains qualifiant T. Blair de « criminel de guerre » indigne de jouer un rôle dans l’avenir de Gaza, selon plusieurs plateformes progressistes américaines, dont Common Dreams.

Lindsay German, coordinatrice britannique de la coalition Stop the War, a ironisé sur les réseaux sociaux : « C’est un criminel de guerre absolu, qui envisage maintenant de contribuer au nettoyage ethnique et à la persécution. Après ses exploits en Afghanistan et en Irak !»

T. Blair, qui a été Premier ministre de 1997 à 2007, a été l’un des principaux architectes de la guerre aux côtés des États-Unis, envoyant des troupes britanniques en Afghanistan et en Irak. Bien qu’il n’ait pas été poursuivi, ses détracteurs réclament depuis des années qu’il soit jugé à La Haye pour son rôle dans l’invasion illégale de l’Irak en 2003.

Le Guardian a noté qu’après sa démission en 2007, T. Blair a été envoyé international au Moyen-Orient jusqu’en 2015 et continue de bénéficier des faveurs de certains dirigeants du Golfe. Cependant, les Palestiniens le considèrent comme un obstacle à leurs efforts pour établir un État indépendant, et il est également tenu pour responsable au niveau régional de son soutien à l’invasion américaine de l’Irak. On crédite l’ex-Premier ministre britannique d’avoir préparé des propositions pour l’après-guerre à Gaza fin 2023 et aurait rencontré Trump à la Maison Blanche en août dernier.

Yanis Varoufakis, ancien ministre grec des Finances, a réagi en déclarant : « Des criminels de guerre proposent un criminel de guerre pour diriger Gaza… Ce serait une comédie si ce n’était une tragédie.»

William Dalrymple, historien écossais, a ironisé : « Avec le brillant bilan de Blair au Moyen-Orient, qu’est-ce qui pourrait bien mal tourner cette fois-ci ? » rapporte Common Dreams.

Le Conseil des relations américano-islamiques (CAIR) a pour sa part affirmé par l’intermédiaire de son directeur exécutif, Edward Ahmed Mitchell: « Suggérer que Tony Blair, l’un des architectes de l’occupation désastreuse de l’Irak et défenseur des crimes d’Israël à Gaza, prenne le contrôle de Gaza est insensé et répréhensible. Il s’agit d’un projet néocolonial que l’administration Trump devrait rejeter.» Et d’ajouter que « les Palestiniens n’ont pas besoin d’un criminel de guerre britannique pour les gouverner. Ils ont besoin de liberté, de justice et de la fin de décennies d’occupation et d’apartheid. Toute tentative d’imposer une tutelle occidentale à Gaza après le génocide mènera à une nouvelle catastrophe.»

Chandni Desai, professeure adjointe à l’Université de Toronto, a elle aussi réagi, en déclarant que « le Royaume-Uni affirme reconnaître la Palestine, mais le mandat britannique est-il revenu ? Tony Blair, qui a contribué à la mort d’un million d’Irakiens, est désormais le candidat de Washington pour diriger Gaza. L’empire n’a pas disparu, et Gaza n’a pas besoin d’un mandataire, mais de liberté et d’autodétermination. »

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