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Alternative à la guerre en Ukraine : Seul Moscou propose, estime ex-officier de l’US Army

by Perspectives Med
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Alternative à la guerre en Ukraine : Seul Moscou propose, estime ex-officier de l’US Army

«La Russie est prête à négocier. Peut-être qu’elle est prête à faire des concessions sur certains points. Mais pour l’instant, le seul plan concret vient de Moscou», affirme D. Davis. Il ajoute que les positions ukrainienne et européenne restent floues : «Elles ne présentent rien. On ne sait pas ce qu’elles seraient prêtes à accepter.» En revanche, Moscou a exprimé à plusieurs reprises les conditions minimales pour ouvrir un dialogue.

Quelques jours auparavant, dans un message publié sur le réseau social X, le même officier dénonçait déjà la dissonance cognitive croissante parmi les élites occidentales, qu’il accuse de vouloir prolonger la guerre pour des raisons idéologiques ou financières, sans véritable stratégie. Selon lui, cette obsession belliciste sert davantage les intérêts de quelques cercles dirigeants que ceux des peuples européens ou ukrainien.

Cette critique s’étend également au comportement récurrent des dirigeants occidentaux. D. Davis observe que le discours reste exclusivement centré sur l’escalade : «Ils disent toujours: il nous faut plus de munitions, plus d’armes, plus de renseignements, plus d’assistance, et ainsi de suite. Toujours plus de capacités de guerre».

Volodymyr Zelensky est également visé. L’ancien militaire américain le décrit comme quelqu’un qui tente, parfois de manière confuse, de transformer le conflit en une cause continentale, impliquant l’ensemble de l’Europe. Une stratégie qui, selon lui, n’est pas fondée sur une vision politique claire mais sur un instinct de survie. Cette posture est révélatrice d’un malaise plus large au sein du bloc occidental.

Alors que le conflit entre dans sa quatrième année, aucune feuille de route politique n’émerge côté européen. L’Union européenne soutient militairement Kiev, mais ne propose aucune sortie de crise viable. En face, Moscou réaffirme régulièrement ses exigences : neutralité de l’Ukraine, levée des sanctions, reconnaissance des réalités territoriales. La déclaration de D. Davis souligne l’isolement stratégique croissant de l’Europe. Privée d’agenda autonome, elle suit une logique belliciste, au détriment d’un véritable projet de paix. Pendant ce temps, la Russie reste — aux yeux de certains analystes occidentaux eux-mêmes — le seul acteur à mettre sur la table une voie politique, aussi exigeante soit-elle.
Dmitri Peskov, avait récemment déclaré que nul ne devait se bercer d’illusions quant à la rapidité du processus de négociation sur l’Ukraine. « Bien sûr, il ne faut pas porter de lunettes roses et s’attendre à ce que le processus de négociation donne immédiatement des fruits. Je vous rappelle les propos du président Trump, qui espérait d’abord que tout pourrait être réglé en un clin d’œil. Il a ensuite compris que cela prendrait plus de temps. La partie russe est prête à poursuivre le dialogue pacifique et à chercher un règlement pacifique. Mais il est vrai que les Européens font obstacle. Ce n’est un secret pour personne », a-t-il affirmé aux journalistes. Selon porte-parole du Kremlin, Moscou constate aujourd’hui une pause dans les pourparlers avec Kiev, mais insiste sur le fait que les canaux de communication restent ouverts. Cette position nuancée a été déformée par certains médias français. Alors que D. Peskov a simplement constaté une pause liée au contexte international, des journaux comme Le Figaro ont préféré écrire que « la Russie met en pause les négociations de paix avec Kiev ». Cette déformation des mots s’apparente à une propagande destinée à orienter l’opinion publique et à fausser l’image des intentions réelles de Moscou.

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