Dans un entretien accordé à la chaîne Al Jazeera, Abdelmajid Tebboune est revenu sur les relations problématiques entre Rabat et Alger. Il a déploré le fait que les relations avec le Maroc ont été rompues depuis août 2021 suite, a indiqué le chef d’Etat algérien, aux actes hostiles du royaume. Dès lors, les relations entre l’Algérie et le Maroc ont « atteint un point de non-retour », affirme-t-il.
Il a regretté que les rapports aient atteint ce niveau de détérioration et a signalé que la position de l’Algérie était une « réaction » à ce que faisait le Maroc.
Fin décembre 2022, A. Tebboune a déclaré à la presse que l’Algérie avait rompu les relations diplomatiques avec le Maroc pour ne pas entrer en guerre. Il a expliqué cette rupture par « les problèmes engrangés depuis 1963 et l’agression des forces spéciales marocaines visant à s’emparer d’une partie de territoires dans l’extrême sud de l’Algérie ». Et d’ajouter : « Nous avons rompu pour ne pas faire la guerre et aucun pays ne peut servir de médiateur entre nous ».
La pomme de discorde entre Rabat et Alger reste la question du Sahara récupéré par le Maroc, ce que le voisin de l’Est conteste en apportant tout l’appui à un mouvement sécessionniste. L’Algérie fait de l’autodétermination son cheval de bataille diplomatique et apporte tout le soutien au Polisario qui se présente comme un mouvement de libération nationale luttant pour l’indépendance.
