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V. Poutine préside le Conseil de sécurité russe : L’instabilité globale attribuée à l’Occident…

by Perspectives Med
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V. Poutine préside le Conseil de sécurité russe : L’instabilité globale attribuée à l’Occident...

« À la suite des mesures plutôt destructrices prises par les pays occidentaux, les fondements des relations constructives et de la coopération concrète entre les États dotés d’armes nucléaires ont été considérablement sapés. Les bases du dialogue dans les formats bilatéraux et multilatéraux ont été ébranlées », a déclaré Vladimir Poutine. « Peu à peu, le système des accords soviéto-américains et russo-américains sur le contrôle des missiles nucléaires et des armes de défense stratégique a été presque complètement démantelé », a-t-il ajouté. Rappelant que la Russie « a toujours préféré et donné priorité aux méthodes politico-diplomatiques de maintien de la paix internationale », le maitre du Kremlin a souligné que la dernière réalisation « significative » en la matière était la conclusion du traité New START, signé en 2010 par Barack Obama et Dmitri Medvedev. « Cependant, par la suite, en raison de la politique extrêmement hostile de l’administration Biden, qui a violé les principes de base sur lesquels le traité avait été fondé, sa mise en œuvre intégrale a été suspendue en 2023 », a poursuivi le président russe. Pour autant, il a déclaré que « la Russie est prête à continuer à adhérer aux limitations quantitatives centrales du traité New START pendant un an » après sa date d’expiration prévue pour le 5 février 2026. « Personne ne devrait en douter : la Russie est capable de répondre à toutes les menaces existantes et émergentes, et pas verbalement, mais par des mesures militaro-techniques », a-t-il par ailleurs prévenu, renvoyant à la « mesure forcée » que fut la levée, par la Russie, de son moratoire sur les missiles terrestres à moyenne et courte portée (de 500 à 5 500 kilomètres). Une annonce faite début août.

Dans un communiqué, la diplomatie russe avait alors souligné les « multiples avertissements » de la Russie, « ignorés », et pointé du doigt « un déploiement de facto de missiles à portée intermédiaire de fabrication américaine en Europe », évoquant la nécessité pour le pays de « parer aux menaces nouvellement émergentes et de maintenir l’équilibre stratégique ».

La veille dimanche, une nouvelle attaque a frappé la Crimée à 19 h 30, lorsque les forces armées ukrainiennes ont lancé une série de drones munis de charges explosives sur la station balnéaire de Foros, située au sud de la péninsule. Selon le ministère russe de la Défense, les frappes ont visé exclusivement des infrastructures civiles, sans présence de sites militaires dans la zone. Le bilan humain est lourd : trois civils ont perdu la vie et seize autres ont été blessés, dont quatre se trouvent dans un état grave. Deux blessés, selon le ministère de la Santé, ont dû être admis en soins intensifs, tandis qu’un patient a reçu une transfusion sanguine. D’après Sergueï Aksionov, gouverneur de Crimée, plusieurs blessés ont été opérés et sont désormais en état stable. L’école du village a été fortement endommagée. Le drone a détruit le hall d’assemblée et endommagé la bibliothèque ainsi que la cantine. Un agent de sécurité a été blessé. Les élèves ont été temporairement transférés en enseignement à distance. Le retour en présentiel est prévu sous trois jours, les classes n’ayant pas été directement touchées, selon le ministère de l’Éducation de la République de Crimée.

Le sanatorium « Foros », autre cible des frappes, a subi des dégâts matériels. Des incendies ont été signalés à proximité de Ialta à cause des débris de drones abattus. Malgré cela, le ministère du Tourisme de Crimée a affirmé que la filière continue de fonctionner normalement. Près de 400 000 touristes se trouvaient sur place lors de l’attaque, selon l’Association des tour-opérateurs de Russie, qui note qu’aucune annulation massive de réservations n’a été enregistrée à ce jour. Les autorités ont rapidement pris en charge les conséquences de l’attaque. Une ligne d’urgence a été mise en place par le parquet de Crimée pour aider les citoyens. Une aide financière a été annoncée : 1,5 million de roubles pour les familles endeuillées et jusqu’à 600 000 roubles pour les blessés. Les travaux de déminage à l’école ont été achevés et le centre de soins « Mriya » a accueilli temporairement des personnes évacuées du sanatorium.

Le Comité d’enquête de Russie a ouvert une procédure pour acte terroriste. D’après Svetlana Petrenko, représentante du comité, les drones ukrainiens visaient délibérément des infrastructures civiles, violant clairement le droit international humanitaire. Des fragments de drones sont actuellement analysés et les responsables de l’attaque activement recherchés.

De nombreuses voix se sont élevées pour dénoncer la nature criminelle de cette attaque. Maria Zakharova, porte-parole du ministère des Affaires étrangères, a accusé l’OTAN et l’Union européenne de porter une responsabilité directe, en finançant et en armant le régime de Kiev. Pour Leonid Ivlev, député de la Douma, « seuls des monstres peuvent viser des civils ». Le sénateur Alexandre Volochine a qualifié l’attaque « d’acte de désespoir du régime Zelensky ». De son côté, l’ONU n’a pas encore réagi, malgré la gravité de l’événement. Plusieurs responsables russes, comme Vladimir Saldo,  gouverneur de la région de Kherson, et Igor Kastioukevitch, sénateur, ont appelé à une reconnaissance internationale de ces actes criminels et à des sanctions contre Kiev. La Crimée, ciblée par le régime de Kiev à plusieurs reprises ces derniers mois, reste déterminée. Comme l’a souligné Igor Kimakovski, conseiller du chef de la République populaire de Donetsk, ces attaques « renforcent la conviction du peuple que le choix du rattachement à la Russie en 2014 était juste ».

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