Le locataire de la Maison Blanche a annoncé, jeudi 8 octobre 2026, qu’il excluait d’attaquer l’Iran avant les élections législatives du 3 novembre aux États-Unis, en assurant que Washington avait des « discussions productives » avec Téhéran. « Je veux signifier clairement à tout le monde (…) que nous n’attaquerons l’Iran à aucun moment avant les élections de mi-mandat », a écrit le président américain sur son réseau Truth Social.
Pourtant, le Pentagone aurait récemment chargé le Commandement central des forces armées américaines (CENTCOM) de finaliser les préparatifs d’une éventuelle reprise des opérations militaires de grande envergure contre l’Iran. L’information a été révélée la veille mercredi par Axios, qui s’appuie sur les déclarations de plusieurs responsables américains. Les plans envisagés comprendraient des bombardements massifs visant les installations énergétiques, les sites nucléaires et d’autres infrastructures iraniennes. Selon Axios, la directive transmise au CENTCOM ne précise aucune date pour ces frappes, et D. Trump n’a pas encore arrêté sa décision.
La perspective d’une nouvelle offensive a été examinée le 2 octobre, lors d’une réunion de plusieurs heures de l’équipe de sécurité nationale américaine à Camp David. Un responsable israélien interrogé par Axios a confirmé qu’une partie des discussions avait porté sur une éventuelle reprise des opérations militaires contre Téhéran. Le Pentagone affirme, pour sa part, que sa mission consiste à élaborer et à présenter différentes options militaires au président américain, auquel revient la décision finale.
L’administration US envisage aussi bien des frappes limitées avant les élections de mi-mandat du 3 novembre qu’une campagne militaire de plus grande ampleur après le scrutin. Les cibles précises et l’étendue d’une éventuelle opération restent en discussion. D’après Axios, des responsables américains et israéliens n’excluent pas une reprise des bombardements avant les élections israéliennes du 27 octobre ou avant le vote américain du 3 novembre. Un responsable israélien cité par le média estime toutefois qu’une nouvelle offensive reste peu probable avant les élections aux États-Unis. Il considère en revanche que cette possibilité augmenterait sensiblement une fois le scrutin passé.
Les préparatifs américains s’accompagnent d’échanges avec Israël, dont les forces armées pourraient participer directement à une nouvelle campagne de frappes contre l’Iran. Selon Axios, D. Trump et Benjamin Netanyahou, Premier ministre israélien, se sont entretenus par téléphone le 7 octobre, pour la deuxième fois en quelques jours. Parallèlement, Washington continue de conditionner un éventuel accord avec Téhéran à des engagements sur son programme nucléaire. Le 7 octobre, J. D. Vance, vice-président américain, a exigé des mesures concrètes concernant les capacités iraniennes d’enrichissement d’uranium. Une reprise des bombardements pourrait provoquer une nouvelle escalade au Moyen-Orient. Axios évoque notamment le risque de tirs de missiles iraniens contre Israël en réponse à une offensive. Des attaques contre les installations énergétiques iraniennes pourraient également entraîner une hausse des prix du pétrole, avec des conséquences possibles sur le scrutin américain.

