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Sécurité nationale d’Israël : l’Alfa et l’Omega de B. Netanyahu

by Perspectives Med
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Sécurité nationale d’Israël : l’Alfa et l’Omega de B. Netanyahu

Ce document a essuyé de vives critiques de la part de l’opposition israélienne, qui l’a qualifié de « superficiel » et de « tissu de slogans creux », y voyant une tentative de masquer ses échecs sécuritaires. Gadi Eizenkot, chef du parti Yashar et ancien chef d’état-major de l’armée ennemie, s’est indigné. « À neuf jours des élections, et trois ans après le plus grave échec et la plus lourde catastrophe de l’histoire d’Israël, alors que l’ensemble des fronts sont en feu, Netanyahu décide de dévoiler au public ce qu’il ose appeler sa « doctrine sécuritaire ». » Et de poursuivre que « ce ne sont rien d’autre que deux pages vides de sens, remplies de slogans sans aucun lien avec une véritable doctrine sécuritaire », a-t-il poursuivi. « Ce texte révèle avant tout le vide stratégique absolu dans lequel Netanyahu a abandonné Israël, ainsi que son mépris pour la sécurité des citoyens. C’est sa méthode habituelle : manipuler l’opinion publique, attiser les peurs et tenter de détourner l’attention de la série de mensonges qui marque sa campagne électorale. » G. Eizenkot a ajouté qu’« au terme de ces neuf jours, le peuple israélien choisira une direction responsable et digne, qui agit pour la sécurité de l’État et de ses citoyens, au lieu de se souvenir soudainement de ces enjeux à quelques instants du scrutin ».

De son côté, Yair Lapid, chef du parti Yesh Atid et chef de l’opposition israélienne, a raillé l’initiative. « Même selon les standards actuels de Netanyahu, marqué par l’épuisement et le déconnecté du réel, ce document paraît superficiel et étrange, comme s’il avait été rédigé par une version gratuite d’un logiciel de dialogue d’intelligence artificielle. Il est difficile de considérer deux pages de simples titres comme une « doctrine sécuritaire ». Ce document n’est rien d’autre qu’une tentative de faire face aux échecs et aux catastrophes dont Netanyahu porte lui-même la responsabilité. »

Pour sa part, Avi Ashkenazi, chroniqueur du journal israélien Maariv, a estimé que « le Premier ministre Benjamin Netanyahu a présenté sa vision sécuritaire pour les années à venir. En réalité, s’il avait soumis ce document comme un travail académique dans le cadre d’un cursus universitaire, il aurait très probablement été renvoyé devant un conseil de discipline pour suspicion de plagiat par intelligence artificielle ».

« Tous ces principes ne sont que des titres, et la capacité du Premier ministre Netanyahu à les traduire en réalité au sein de l’appareil sécuritaire reste hautement douteuse », a-t-il poursuivi. « L’échec du 7 octobre prouve qu’il n’y a eu ni dissuasion, ni alerte, ni initiative, ni approche critique. »

Concernant le développement de la force militaire, le chroniqueur a souligné qu’« Israël souffre actuellement d’un déficit budgétaire et que les fonds disponibles sont épuisés pour l’achat de plateformes militaires telles que des avions de chasse, des ravitailleurs, des hélicoptères de combat et de transport ». Il a conclu en affirmant que « les déclarations du Premier ministre Benjamin Netanyahu étaient vides de substance. Le document sur la vision sécuritaire ne contient aucun plan réel pour la sécurité ».

Pour rappel, les principaux axes de la doctrine B. Netanyahu introduisent un changement de doctrine sécuritaire. Il s’agit de passer d’une politique de containment et de défense à une logique d’empêchement et d’attaque, à la suite de l’attaque du 7 octobre et de la guerre de la « Renaissance ». Cela repose aussi sur des frappes préventives. Se tenir prêt à lancer des attaques militaires surprises pour contrecarrer les menaces avant qu’elles ne se concrétisent en danger réel, au lieu de se contenter d’y réagir. A cela s’ajoute la prévention de la menace nucléaire. Il s’agit-là de placer la prévention de l’accès aux armes nucléaires au sommet des priorités, y compris par le biais d’opérations offensives préventives. Le renforcement de la dissuasion et la préparation à la guerre restent ainsi à l’ordre du jour. « Maintenir une préparation militaire permanente, développer les capacités de renseignement pour déceler les moyens et les intentions des adversaires, protéger le front intérieur, établir des zones tampons en cas de besoin et contrer les incursions ainsi que les drones », relève de la priorité. Outre l’autonomie renforcée de l’armement. Un appel est ainsi lancé pour réduire la dépendance envers l’extérieur par le développement des industries militaires locales et l’investissement dans les technologies de pointe — notamment l’intelligence artificielle et l’informatique —, parallèlement à une augmentation substantielle du budget de la défense. Le déplacement de l’affrontement sur la scène internationale n’est pas minoré dans cette doctrine. Cela incite, donc, a utiliser l’intelligence artificielle dans la guerre d’influence contre l’Iran et les États hostiles, contrer l’antisionisme et l’anti-judaïsme, et renforcer les alliances régionales et internationales. La redéfinition de la victoire est aussi mise en évidence. Il s’agira donc, selon les principes de la nouvelle doctrine, de dépasser le simple objectif de repousser les attaques et d’infliger des dégâts militaires à l’ennemi pour briser sa puissance et miner sa confiance dans sa capacité à menacer Israël à l’avenir. Et last but not least, la consolidation du front intérieur et de l’identité nationale restent à l’ordre du jour.  L’objectif recherché étant d’accentuer la cohésion interne et la préparation au combat, tout en consolidant le statut d’Israël en tant que puissance régionale et État-nation du peuple juif.

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