Alors que plusieurs partis politiques se sont engagés à augmenter les pensions et à relever leur montant minimum au niveau du SMIG, les retraités semblent refuser d’être instrumentalisés pour la course aux élections. Dans un communiqué, ils soutiennent être « raisonnables et connaissent la réalité » et qu’aujourd’hui « personne ne peut les utiliser comme carte électorale ». Ils expliquent dans cette perspective qu’ils ont assisté à la succession de gouvernements depuis au moins 30 ans et connaissent, par conséquent, l’approche des partis politiques dans la gestion du dossier revendicatif des retraités.
La Fédération a critiqué les promesses faites par plusieurs partis concernant l’augmentation des pensions et de leur minimum. Elle estime avoir déjà adressé des correspondances pour partager les revendications des retraités sans avoir eu de réponse. Elle a également critiqué le maintien de dispositions légales qui entravent la revalorisation des pensions, estimant qu’elles ne sont plus adaptées aux réalités sociales et économiques actuelles. La Fédération appelle ainsi à leur révision et à l’adoption d’un cadre législatif plus juste et équitable en faveur des retraités.
Rappelant que les retraités « ont contribué à construire le pays », la Fédération des retraités a soutenu que cette catégorie « arrachera ses droits par la lutte et la persévérance », et qu’elle constitue « une importante force électorale capable d’influencer la scène politique et de modifier les rapports de force par sa volonté et sa détermination ».
Tout en espérant que les partis seront « sincères dans leurs promesses » et mettent fin à ce qu’elle qualifie de « honte du gel des pensions des retraités », la Fédération a rappelé ses demandes immédiates, à savoir l’augmentation sans délais et générale de 2.000 dirhams par mois des pensions de retraite, ainsi que l’obligation pour toutes les caisses de retraite de fixer le minimum des pensions à 3.000 dirhams par mois.
Les retraités considèrent par ailleurs la dignité et la stabilité de la famille comme des questions primordiales auxquelles le prochain gouvernement devra s’atteler. Ils ont en ce sens appelé à ce que la veuve puisse bénéficier de la totalité de la pension de retraite, au lieu de la moitié actuellement. Plus, considérant l’importance du contexte actuel, les retraités ont exprimé dans leur communiqué que la préparation des élections législatives était l’occasion de mettre en pratique le principe de responsabilité et reddition des comptes.

