Même si le Polisario compte des alliés dans ledit groupe, tels que les présidents colombien et uruguayen, le communiqué final ne mentionne pas le Front. Pourtant, ces deux pays reconnaissent la fantomatique RASD. Les signataires de la déclaration de Santiago ont néanmoins réaffirmé leur engagement en faveur de « la paix et du respect du droit international et du droit humanitaire ».
« Nous appelons à un cessez-le-feu immédiat à Gaza et exigeons un accès humanitaire total, sûr et sans restriction à la bande de Gaza, conformément aux principes du droit humanitaire et sous la coordination des Nations unies », précisent-ils.
Pour rappel, lors du 28e sommet ibéro-américain des chefs d’État et de gouvernement, tenu en mars 2023 en République dominicaine, le président colombien avait proposé d’intégrer le Polisario à ce bloc es qualité de membre observateur. Une suggestion immédiatement rejetée par José Manuel Albares, ministre espagnol des Affaires étrangères. Plus, Y. Orsi, président uruguayen, a invité Brahim Ghali à assister à sa cérémonie d’investiture, prévue le 2 mars 2025 à Montevideo.
Les médias séparatistes ont passé sous silence cette rencontre pour un monde multipolaire. Chili et Brésil continuent de refuser de reconnaître la république autoproclamée par le Polisario le 27 février 1976. Quant à l’Espagne, son chef de gouvernement a exprimé, en mars 2022, son soutien au plan d’autonomie proposé par le Maroc pour le Sahara occidental.
