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Résultats du Groupe OCP : Des ajustements porteurs

by Perspectives Med
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Résultats du Groupe OCP : Des ajustements porteurs

Le maintien d’une marge de 28 % revêt une importance particulière dans un contexte marqué par une forte pression sur les producteurs d’engrais, en raison de la hausse des matières premières et de la difficulté à répercuter intégralement l’augmentation des coûts sur les prix de vente. Au seul deuxième trimestre, qui a coïncidé avec le pic des perturbations sur le marché du soufre, la marge d’EBITDA du groupe s’est établie à 27 %.

Cette résistance n’a toutefois pas empêché les tensions sur les intrants de peser sur les indicateurs financiers. Le chiffre d’affaires est ainsi passé de 52,17 milliards de dirhams au premier semestre 2025 à 48,37 milliards sur la même période de 2026, tandis que l’EBITDA a reculé de 18,61 à 13,31 milliards de dirhams. La marge brute s’est, pour sa part, établie à 26,37 milliards de dirhams, contre 33,35 milliards un an auparavant, faisant passer son ratio de 64 à 55 %.

Les résultats du premier semestre interviennent dans un contexte international défavorable, marqué notamment par la forte hausse des prix du soufre et de l’ammoniac sur fond de tensions géopolitiques au Moyen-Orient. Les tensions dans la région ont porté le soufre, intrant essentiel à la production d’engrais phosphatés, à des niveaux exceptionnels. Le prix du soufre a ainsi triplé, tandis que celui des engrais n’a progressé que d’environ 20 %, limitant la capacité des producteurs à répercuter la hausse des coûts sur leurs clients, dans un contexte de pression sur le pouvoir d’achat des agriculteurs.

Les échanges mondiaux d’engrais phosphatés ont reculé d’environ 22 % au premier semestre, certains agriculteurs ayant reporté leurs achats. Cette situation s’est accompagnée d’un ralentissement de la demande sur plusieurs marchés, notamment en Inde, en Europe et en Afrique, tandis que le marché brésilien a fait preuve d’une plus grande résilience. Ce repli de la demande et la hausse des coûts des intrants ont également conduit plusieurs producteurs fortement dépendants du soufre importé à réduire leurs taux d’utilisation, à mettre temporairement à l’arrêt certaines unités industrielles ou à ralentir leurs activités minières.

Le cas de Mosaic illustre l’ampleur du choc. Au Brésil, le taux d’utilisation de ses capacités phosphatées est tombé à 47 % au deuxième trimestre, contre 84 % un an auparavant, notamment avec la mise à l’arrêt de la mine de Patrocínio. Plusieurs installations ont également été réduites ou arrêtées aux États-Unis. Le choc s’est ainsi propagé jusqu’à l’amont de la chaîne de production. Au Brésil, la production de roche phosphatée de Mosaic est passée de 1,0 à 0,7 million de tonnes. Pour les producteurs les plus exposés au soufre importé, la flambée des prix ne s’est donc pas limitée à une hausse des coûts : elle s’est également traduite par une réduction effective de l’offre.

Dans ce contexte, les expéditions marocaines de DAP, MAP, TSP et NPS ont diminué de 16 %, soit une baisse inférieure à celle du commerce mondial. La part d’OCP dans les échanges mondiaux est ainsi passée d’environ 28 à 30 %.

Sur le plan comparatif, l’EBITDA des activités phosphatées de plusieurs groupes internationaux a reculé de 34 à 51 %, contre une baisse de 26 % pour OCP en dollars, sur une base comparable. La marge d’EBITDA d’OCP s’est établie à 28 %, contre 22 % pour PhosAgro, 19 % pour ICL, 9 % pour Mosaic et 8 % pour Nutrien. Ma’aden a affiché une marge de 33 %, bénéficiant notamment de son accès au soufre et à l’ammoniac produits en Arabie saoudite.

Au deuxième trimestre, au plus fort de la hausse du soufre, OCP a ainsi maintenu une marge de 27 %, un niveau comparable à celui de producteurs disposant d’un accès domestique à cet intrant. La comparaison doit toutefois être replacée dans le contexte de la structure des différents groupes. À l’échelle consolidée, certains producteurs disposent de portefeuilles plus diversifiés, avec des activités dans l’aluminium, l’or, la potasse, l’azote ou le brome, qui peuvent contribuer à amortir l’impact d’une baisse des performances dans le phosphate.

OCP, dont l’activité reste centrée sur le phosphate, a pour sa part absorbé le choc en s’appuyant sur la compétitivité de son modèle industriel et sur sa capacité à maintenir ses livraisons. Les expéditions marocaines d’engrais phosphatés ont ainsi reculé moins fortement que le marché mondial, permettant au groupe de continuer à servir ses clients alors qu’une partie de l’offre mondiale se retirait.

Pour absorber une partie du choc, OCP avait notamment constitué des stocks de soufre avant la forte flambée des prix et diversifié ses sources d’approvisionnement à travers de nouveaux partenariats.

Le groupe cherche également à réduire progressivement sa dépendance au soufre acheté sur les marchés internationaux, notamment à travers la valorisation de la pyrite et la récupération du soufre contenu dans le phosphogypse. OCP a, par ailleurs, ajusté son programme industriel en avançant certaines opérations de maintenance afin de profiter de la période de faiblesse de la demande et d’améliorer la flexibilité de ses unités de production. Le développement du TSP (triple superphosphate) constitue également un levier important. Sa part a atteint 35 % des volumes d’engrais exportés par le groupe au premier semestre, contre 26 % un an auparavant. Un troisième train de production de TSP à Jorf Lasfar, d’une capacité d’un million de tonnes, est entré en service en juillet dernier.

Au-delà de la maîtrise des coûts, OCP a adapté sa stratégie commerciale en réorientant une partie de ses ventes vers les marchés affichant une demande plus soutenue, notamment le continent américain et le Brésil. La reprise des exportations vers les États-Unis à partir de juillet constitue également un débouché supplémentaire. Le gouvernement américain avait suspendu, le 29 juin dernier, les droits compensateurs appliqués aux importations de phosphates marocains pour une période pouvant atteindre huit mois, dans un contexte de pénurie d’engrais aux États-Unis.

Sur les six premiers mois de l’année, le chiffre d’affaires des engrais a reculé de 7 % en monnaie locale, en raison notamment de la baisse des volumes exportés vers l’Inde, l’Europe et l’Afrique. Les ventes de roche phosphatée ont diminué de 28 %, tandis que le chiffre d’affaires de l’acide phosphorique a reculé de 9 %. À l’inverse, l’activité Specialty Products & Solutions a enregistré une progression de 26 % de son chiffre d’affaires, à 4,76 milliards de dirhams, portée par des produits à plus forte valeur ajoutée destinés notamment aux industries agroalimentaires, aux applications industrielles et à la nutrition animale.

Dans le même temps, le groupe a poursuivi son effort d’investissement. Ses dépenses d’investissement ont atteint 16,07 milliards de dirhams au premier semestre, contre 15,16 milliards un an auparavant, soit une hausse d’environ 905 millions de dirhams. Ces investissements portent notamment sur l’extension des capacités de production de TSP, des projets dans les domaines de l’eau et de l’énergie, ainsi que le projet Mzinida-Meskala.

Sur le plan financier, les flux de trésorerie opérationnels ont atteint 6,7 milliards de dirhams, contre 6,1 milliards un an auparavant. La trésorerie et les équivalents de trésorerie se sont établis à 32,69 milliards de dirhams à fin juin. La dette financière nette a, quant à elle, reculé à 115,47 milliards de dirhams, contre 119,12 milliards à fin 2025. Le ratio dette financière nette/EBITDA est toutefois passé de 2,76 à 3,05 fois, dans un contexte marqué à la fois par la poursuite d’un cycle d’investissement soutenu et la baisse des résultats opérationnels.

OCP a enfin maintenu son accès aux marchés de capitaux avec une émission hybride internationale de 1,5 milliard de dollars, sursouscrite plus de quatre fois, ainsi qu’une émission hybride de 5 milliards de dirhams sur le marché marocain.

Au deuxième trimestre, au plus fort de la hausse du soufre, OCP a ainsi maintenu une marge de 27 %, un niveau comparable à celui de producteurs disposant d’un accès domestique à cet intrant. La comparaison doit toutefois être replacée dans le contexte de la structure des différents groupes. À l’échelle consolidée, certains producteurs disposent de portefeuilles plus diversifiés, avec des activités dans l’aluminium, l’or, la potasse, l’azote ou le brome, qui peuvent contribuer à amortir l’impact d’une baisse des performances dans le phosphate.
OCP, dont l’activité reste centrée sur le phosphate, a pour sa part absorbé le choc en s’appuyant sur la compétitivité de son modèle industriel et sur sa capacité à maintenir ses livraisons. Les expéditions marocaines d’engrais phosphatés ont ainsi reculé moins fortement que le marché mondial, permettant au groupe de continuer à servir ses clients alors qu’une partie de l’offre mondiale se retirait.
Pour absorber une partie du choc, OCP avait notamment constitué des stocks de soufre avant la forte flambée des prix et diversifié ses sources d’approvisionnement à travers de nouveaux partenariats.
Le groupe cherche également à réduire progressivement sa dépendance au soufre acheté sur les marchés internationaux, notamment à travers la valorisation de la pyrite et la récupération du soufre contenu dans le phosphogypse. OCP a, par ailleurs, ajusté son programme industriel en avançant certaines opérations de maintenance afin de profiter de la période de faiblesse de la demande et d’améliorer la flexibilité de ses unités de production. Le développement du TSP (triple superphosphate) constitue également un levier important. Sa part a atteint 35 % des volumes d’engrais exportés par le groupe au premier semestre, contre 26 % un an auparavant. Un troisième train de production de TSP à Jorf Lasfar, d’une capacité d’un million de tonnes, est entré en service en juillet dernier.
Au-delà de la maîtrise des coûts, OCP a adapté sa stratégie commerciale en réorientant une partie de ses ventes vers les marchés affichant une demande plus soutenue, notamment le continent américain et le Brésil. La reprise des exportations vers les États-Unis à partir de juillet constitue également un débouché supplémentaire. Le gouvernement américain avait suspendu, le 29 juin dernier, les droits compensateurs appliqués aux importations de phosphates marocains pour une période pouvant atteindre huit mois, dans un contexte de pénurie d’engrais aux États-Unis.
Sur les six premiers mois de l’année, le chiffre d’affaires des engrais a reculé de 7 % en monnaie locale, en raison notamment de la baisse des volumes exportés vers l’Inde, l’Europe et l’Afrique. Les ventes de roche phosphatée ont diminué de 28 %, tandis que le chiffre d’affaires de l’acide phosphorique a reculé de 9 %. À l’inverse, l’activité Specialty Products & Solutions a enregistré une progression de 26 % de son chiffre d’affaires, à 4,76 milliards de dirhams, portée par des produits à plus forte valeur ajoutée destinés notamment aux industries agroalimentaires, aux applications industrielles et à la nutrition animale.
Dans le même temps, le groupe a poursuivi son effort d’investissement. Ses dépenses d’investissement ont atteint 16,07 milliards de dirhams au premier semestre, contre 15,16 milliards un an auparavant, soit une hausse d’environ 905 millions de dirhams. Ces investissements portent notamment sur l’extension des capacités de production de TSP, des projets dans les domaines de l’eau et de l’énergie, ainsi que le projet Mzinida-Meskala.
Sur le plan financier, les flux de trésorerie opérationnels ont atteint 6,7 milliards de dirhams, contre 6,1 milliards un an auparavant. La trésorerie et les équivalents de trésorerie se sont établis à 32,69 milliards de dirhams à fin juin. La dette financière nette a, quant à elle, reculé à 115,47 milliards de dirhams, contre 119,12 milliards à fin 2025. Le ratio dette financière nette/EBITDA est toutefois passé de 2,76 à 3,05 fois, dans un contexte marqué à la fois par la poursuite d’un cycle d’investissement soutenu et la baisse des résultats opérationnels.
OCP a enfin maintenu son accès aux marchés de capitaux avec une émission hybride internationale de 1,5 milliard de dollars, sursouscrite plus de quatre fois, ainsi qu’une émission hybride de 5 milliards de dirhams sur le marché marocain.

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