Habib El Malki a exprimé à l’ouverture de la session une détermination sans faille à poursuivre le travail entamé, en insistant sur la nécessité d’une cohérence dans les actions menées. « Nous nous réunissons aujourd’hui pour la septième session de cette législature, avec la conviction que nous poursuivrons notre travail, avec la même volonté et détermination, et le souci de garantir la cohérence des actions que nous menons, tout en veillant à maintenir un dialogue constructif dans nos relations institutionnelles », a-t-il déclaré.
Le Président du CSEFRS a souligné que l’objectif reste de garantir une école de qualité, fondée sur l’équité et l’égalité des chances. « Nous gardons toujours à l’esprit notre objectif suprême : servir une école de l’équité et de l’égalité des chances, une école de qualité et de justice pour tous », a-t-il souligné réaffirmant l’engagement du Conseil à renforcer les efforts pour mener à bien les projets en cours, malgré les défis qui surgissent.
Il a précisé que la session en cours se concentrerait sur des points cruciaux, à commencer par l’évaluation des Ecoles pionnières dans le cadre du projet de réforme de l’éducation. Cette évaluation, pilotée par l’Autorité Nationale d’Évaluation, porte sur 626 établissements scolaires et se focalise sur trois grands axes : l’établissement, l’enseignant et l’élève. « Il s’agit principalement d’évaluer dans quelle mesure les établissements respectent un ensemble de normes requises », a précisé H. El Malki notant que l’évaluation a mis en lumière des points positifs mais aussi des défis, fournissant des données essentielles pour l’adaptation et l’expansion future du projet. Il a réitéré que l’accélération de la mise en œuvre de la loi-cadre 17-51 est un gage de pérennité pour les réformes. « L’application effective de toute réforme dans le système éducatif doit s’appuyer sur un cadre de référence qui soit en adéquation avec les ambitions et les engagements énoncés dans la loi-cadre » , a-t-il souligné, en insistant sur la nécessité d’un cadre juridique solide et cohérent pour le succès des réformes.
L’une des initiatives majeures de cette session est la création d’un groupe de travail dédié à la « formation continue », qui, selon H. El Malki, représente un pilier pour renforcer la capacité d’adaptation des compétences professionnelles face aux mutations rapides du marché du travail et des besoins sociaux.
Pour sa part, Hicham Ait Mansour, Directeur de l’Instance nationale d’évaluation du CSEFRS, a présenté les résultats de l’évaluation de la phase expérimentale des Ecoles pionnières lancées lors de l’année scolaire 2023-2024. Ce projet, qui se concentre sur trois dimensions – établissement, enseignant et élève – a montré des résultats positifs, mais aussi des défis importants, notamment des inégalités de performance entre les régions.
Il y a lieu de signaler que le Syndicat des Administrateurs Pédagogiques (SAP) promet une escalade si ses revendications ne sont pas prises en compte dans les plus brefs délais par le ministère de l’Éducation nationale. Le syndicat proteste contre le non-respect des engagements de la tutelle et l’exclusion des administrateurs pédagogiques des discussions sur les réformes en cours.
Selon le SAP, le ministère a adopté « une approche unilatérale dans l’élaboration du nouveau statut des fonctionnaires de l’Éducation nationale, écartant les principaux acteurs concernés ». Le syndicat dénonce également le mépris des recommandations des institutions constitutionnelles telles que le Conseil Supérieur de l’Éducation et la transgression des cadres de référence du secteur, notamment la Charte nationale d’éducation et de formation, la Vision stratégique et la loi-cadre 51.17.
Dans son communiqué, le syndicat insiste sur le rôle central des administrateurs pédagogiques dans la réussite des réformes éducatives et la promotion de l’école publique. « Les administrateurs pédagogiques jouent un rôle clé dans l’encadrement, la supervision et l’accompagnement des établissements scolaires. Leur exclusion des discussions et l’augmentation de leurs charges de travail sans reconnaissance ni compensation ne font qu’aggraver la situation », a indiqué le syndicat.
Le syndicat exprime un rejet catégorique de la politique d’exclusion menée par le ministère et réclame une reconnaissance pleine et entière de son rôle. Il exige également une réponse immédiate et sans condition à l’ensemble de ses revendications. Le SAP s’indigne par ailleurs des « tentatives de dévalorisation » des administrateurs pédagogiques et met en garde contre une « explosion imminente » du mécontentement. Il exprime sa solidarité avec les administrateurs confrontés à des injustices et critique fermement le limogeage massif de directeurs provinciaux, qu’il considère comme un facteur de déstabilisation du système éducatif.
Plus, le syndicat a annoncé, entre autres actions, la suspension de toutes les activités liées au projet de l’Association de l’École de Réussite à partir du 18 mars 2025, incluant la participation aux réunions et la signature des conventions de partenariat, une démission collective des administrateurs pédagogiques de cette association, dont la date d’application sera annoncée prochainement, ainsi qu’une escalade des actions revendicatives, avec l’organisation de sit-in, marches et autres manifestations à l’échelle régionale et nationale.