Au cours du premier trimestre, 25 900 Marocains ont rejoint l’Espagne, se plaçant après les Colombiens (39 800) et juste devant les Vénézuéliens (25 000). Les Honduriens (18 300) et les Italiens (18 100) figurent également parmi les principales nationalités entrantes, aux côtés des migrants péruviens, vénézuéliens et ukrainiens.
Parallèlement, le Maroc est en tête des pays dont les citoyens ont quitté l’Espagne, avec 13 900 départs au cours de la même période, suivi des Colombiens (13 500) et des Espagnols (10 300). Ce mouvement démographique souligne l’activité au sein de la communauté marocaine.
La communauté marocaine reste la plus importante en Espagne, comptant 1 092 892 résidents nés au Maroc, devant les Colombiens (856 616) et les Vénézuéliens (599 769).
En termes de répartition régionale, Madrid a enregistré la plus forte croissance démographique avec un taux de 0,45 %, suivie par Valence (0,37 %) et Murcie (0,26 %), tandis que Ceuta, l’Estrémadure et les îles Baléares ont connu une légère baisse de population.
Sur le plan social, le nombre de ménages a atteint 19 523 824, soit une augmentation de 26 698 foyers durant cette période.
Alors que le nombre de résidents étrangers s’élève à 6 947 711, marquant une hausse de 1,39 %, le nombre de citoyens espagnols a diminué de 19 498. Il est important de noter que le nombre de personnes nées à l’étranger, qui atteint 9 498 002, dépasse celui des ressortissants étrangers grâce aux processus de naturalisation en cours.
Malgré cette augmentation globale, le nombre de naissances en Espagne a chuté de plus de 42 000, conséquence du déclin des taux de natalité et du vieillissement de la population. En revanche, les naissances à l’étranger ont augmenté de 118 030, confirmant que l’immigration est désormais le principal moteur de la croissance démographique en Espagne. Ces chiffres montrent que l’Espagne est devenue un pays plus diversifié et en constante évolution, où les étrangers jouent un rôle crucial.
Ces données sont provisoires depuis le dernier recensement officiel et seront révisées tous les trois mois. Elles seront finalisées après la publication du nouveau recensement à la fin de l’année, pour être ensuite intégrées dans le rapport annuel des statistiques continues.
