Réunis à la Délégation de la Culture, sur la Place Oum Saad, les acteurs économiques et institutionnels ont débattu de l’avenir d’une région en pleine effervescence. Sous l’impulsion des Hautes Orientations Royales, Laâyoune n’est plus seulement une ville étape, mais un point de connexion névralgique.
L’achèvement de l’axe routier Tiznit-Dakhla et le développement de la zone industrielle et logistique d’El Marsa offrent désormais aux opérateurs locaux une infrastructure de classe mondiale. Avec une production halieutique représentant 30 % de la part nationale, la région s’impose comme le poumon de l’économie bleue du Royaume.
Portnet : Le levier de la dématérialisation
Au cœur des échanges, le Guichet Unique PORTNET S.A. a réaffirmé son rôle de catalyseur de compétitivité. Dans un contexte où la rapidité des flux est cruciale, la digitalisation des procédures de commerce extérieur devient un avantage comparatif pour les entreprises sahariennes.
L’objectif est clair : permettre aux PME et exportateurs locaux de s’intégrer sans couture dans les chaînes de valeur mondiales. Cette transformation digitale, soutenue par l’Agence Nationale des Ports (ANP) et les Douanes, vise à réduire les coûts et les délais, rendant les produits régionaux plus compétitifs sur les marchés internationaux.
Cap sur les Canaries et les énergies vertes
L’une des thématiques fortes de cette étape a été le renforcement des liaisons avec les îles Canaries. Ce corridor maritime est perçu comme une passerelle stratégique vers les marchés européens, complétant l’ouverture naturelle de la région vers l’Afrique subsaharienne.
Les investisseurs présents ont également scruté les opportunités offertes par les énergies renouvelables et le potentiel industriel lié à l’hydrogène vert, des secteurs où la région dispose d’atouts naturels exceptionnels.
cette escale de Portnet à Laâyoune symbolise la décentralisation de la valeur ajoutée. En 2026, l’attractivité des provinces du Sud ne repose plus uniquement sur les ressources naturelles, mais sur la qualité de son écosystème logistique.
L’intégration des acteurs de Laâyoune dans le réseau PORTNET est le signe que la « frontière » commerciale du Maroc s’est déplacée. La région n’est plus une périphérie, mais le centre d’un nouveau triangle de croissance entre Casablanca, les Canaries et Dakar.
