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Pétrole yéménite pour les Chinois : A quoi joue Pékin ?

Un navire chinois a été vu charger une grosse quantité de pétrole à Hadramout, l’une des provinces les plus pétrolifères du Yémen. Cet approvisionnement s’est fait non pas en fonction de contrats avec les Yéménites, mais plutôt avec les Emiratis !

Al Massirah, chaine de TV de la résistance yéménite, a rapporté la nouvelle en soulignant que « le navire APOLYTARES (Crude Oil Tanker) a accosté au port d’Ash-Shihr dans la province de Hadramout, dans l’est du Yémen, en provenance du port chinois de Zhoushan dans le but de piller le pétrole brut yéménite », a déclaré dimanche 10 avril une source au ministère du Pétrole à Sanaa. La source a expliqué que le géant pétrolier chinois se prépare à « piller » (316 679) mille tonnes de pétrole brut, ce qui équivaut à (2 375 090) millions de barils. La valeur du pétrole qui devrait être pillé dans cette cargaison est de 251 millions de dollars, soit plus de 226 milliards de riyals yéménites, selon cette source.

« Le pillage systématique du pétrole yéménite survient à un moment où les Yéménites souffrent de multiples crises dues à l’agression et au blocus, dont l’une est la réduction des salaires, et cette richesse pillée peut couvrir les salaires de tous les employés de l’État et plus encore, selon les statistiques du ministère du Pétrole », ajoute la même source.

Des observateurs estiment que le pillage du pétrole yéménite par la coalition dirigée par l’Arabie saoudite, ses mercenaires et d’autres Etats complices y compris et surtout les Etats Unis et la France dont les pétroliers Hunt et Total travaillent à l’exploitation illégale du pétrole de Chabwa (sud-est) àl’heure qu’il est, est un crime économique grave et organisé, plaçant l’occupation devant la responsabilité légale et populaire pour déterminer le sort des revenus pétroliers.

Mais pourquoi la Chine? En effet, le fait que Pékin ait besoin d’une trop grosse quantité de brut n’enlève rien au fait que cette fourniture ne devrait pas passer par des voies détournées surtout dans un pays en guerre où les richesses nationales sont pillées par les parties avec qui la Chine ne s’entend pas du tout.

Certes, il est possible que Pékin ait cru à la trêve de deux mois décrétée par Ansarullah, et à laquelle s’est rallié en apparence Riyad, pour avoir décidé d’un marché pareil. N’empêche que cette hâte à prendre le taureau par les cornes et à empêcher que les choses arrivent à leur terme fait que l’argent versé par Pékin ne tombe pas entre les mains des Yéménites comme cela se doit, mais dans les caisses des agresseurs saoudo-émiratis et leurs parrains occidentaux.

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