#Libération_Palestine

Logo Perspectives med

Pas d’extension de l’OTAN aux Présides occupés : Madrid le confirme haut et fort…

Sebta et Melilla ne seront pas incluses dans le traité fondateur de l’OTAN. Telle est la démarche voulue par l’Exécutif espagnol qui assure que cette question n’est pas à l’ordre du jour ni aujourd’hui ni lors du 32ème sommet de l’Alliance de juin prochain. Madrid qui vient de renouer avec Rabat n’entend pas torpiller le processus de réconciliation qui vient d’être scellé avec le Maroc.

« Il n’est pas à l’ordre du jour de ce gouvernement de promouvoir un amendement au traité fondateur de l’OTAN», est-il mentionné dans le Journal officiel du Congrès des députés (Chambre basse qui forme avec le Sénat, les Cortes).La réponse est on ne peut plus claire à la demande de Pablo Cambronero Piqueras député de Ciudadanos (parti centre droit). Le représentant de cette formation s’acharnait à vouloir faire figurer les deux présides occupés dans le traité afin de « garantir, officiellement, et sur papier » qu’ils soient sous l’égide de la sécurité alliée en cas d’une éventuelle agression. L’exécutif piloté par le socialiste Pedro Sanchez ne semble pas envisager de solliciter l’extension du parapluie atlantique, répondant ainsi aux attentes exprimées par plusieurs formations politiques, Vox (extrême droite) en tête. P. Sanchez qui a rappelé, depuis Rabat, que la souveraineté espagnole s’étend aux Présides occupés et aux Iles Canaries, n’entend pas faire des Présides un « casus belli » de nature à remettre en question l’entente qui préside désormais aux relations maroco-espagnoles. Plus, à ses détracteurs qui font feu de tout bois pour savoir sur quoi ont porté les discussions qu’il a eues avec le Roi Mohammed VI, il n’a pas hésité à agiter le recours éventuel à la loi sur le « secret défense ».

Au-delà des joutes qui agitent les opinions de part et d’autre du Détroit, Madrid, comme Rabat, savent que la question de la décolonisation sera tôt ou tard soldée. Pour le meilleur et non pour le pire, comme le laissent entendre les bout-en-feu qui s’agitent dans les lambris des institutions stratégiques pour véhiculer un discours tombé en désuétude. Celui qui confirme que la dernière guerre que livrera l’armée espagnole sera contre le… Maroc. La Realpolitik exige des deux côtés un maximum de doigté pour éviter aux peuples voisins de revivre une période troublée à l’issue de laquelle il n’y aura ni vainqueur, ni vaincu. Que la tension qui prévaut autour de l’Ukraine serve de leçon à tous les va-t-en guerre…

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Chronique

Recommandé pour vous