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Nucléaire iranien : Le programme de l’atome n’est pas terminé. Téhéran garde le cap et répond aux intimidations US

by Perspectives Med
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Nucléaire iranien : Le programme de l’atome n’est pas terminé. Téhéran garde le cap et répond aux intimidations US

Les propos du président iranien faisaient référence à ce que les critiques ont dénoncé comme une campagne excessive de Washington et du régime de Tel-Aviv afin d’éliminer le programme nucléaire iranien, sous prétexte de « sa déviation vers des fins militaires ». Dans le cadre de cette campagne, le tandem américano-israélien a exercé une pression intense sur la scène internationale pour discréditer le programme nucléaire iranien allant jusqu’à recourir à plusieurs agressions militaires contre les installations nucléaires de la République islamique d’Iran.

En réactions aux allégations répétées de Donald Trump, président américain, selon lesquelles les États-Unis auraient porté des coups débilitants au programme nucléaire iranien, M. Pezeshkian s’est exprimé en ces termes: « Prétendre que notre programme nucléaire est terminé est une illusion. » Il a tenu à préciser que « la capacité nucléaire réside dans l’esprit de nos scientifiques, et non dans nos installations ».Le président iranien a également réaffirmé le rejet catégorique par la République islamique des armes nucléaires et sa volonté de recourir strictement à l’énergie nucléaire à des fins pacifiques. Cette position a été pleinement confirmée par les inspecteurs de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA), qui ont mené des inspections vigoureuses sans précédent aux installations nucléaires iraniennes. « Nous rejetons catégoriquement la possession d’armes nucléaires », a-t-il insisté. « C’est notre position politique, religieuse, humaine et stratégique », a-t-il poursuivi.

M. Pezeshkian a également réitéré la volonté de l’Iran de mener des négociations qui ne le privent pas de son droit à l’enrichissement pacifique de l’uranium, tout en affirmant que « toute négociation future doit être fondée sur une logique gagnant-gagnant ».

Il a par ailleurs souligné que son pays était prêt à riposter de manière adéquate à toute nouvelle agression du régime israélien contre son programme nucléaire. Le mois dernier, les forces armées iraniennes ont lancé des centaines de missiles balistiques et de drones en réponse à une agression israélienne non provoquée, contraignant le régime sioniste à quémander un cessez-le-feu seulement après 12 jours. « Nous sommes pleinement préparés à toute action militaire israélienne, et nos forces sont prêtes à frapper de nouveau l’entité sioniste au fin fond des territoires occupés », a-t-il renchéri. Comme il a également souligné que le régime israélien tentait de dissimuler l’ampleur réelle des pertes subies à la suite des frappes iraniennes. Le président iranien a évoqué la demande de cessez-le-feu sollicitée par le régime juste après 12 jours, affirmant que cette demande « en dit long » sur l’efficacité de la riposte iranienne.

L’Iran a réitéré son avertissement à l’égard des signataires européens du Plan global d’action conjoint (PGAC), leur rappelant qu’ils n’avaient aucune base légale pour activer le mécanisme de retour automatique des sanctions, connu sous le nom de « snapback ».

Lors d’une conférence de presse en marge de sa visite au siège des Nations unies à New York mardi, Kazem Gharibabadi, vice-ministre iranien des Affaires étrangères chargé des affaires juridiques et internationales, a déclaré que « toute tentative d’invoquer ce mécanisme serait totalement illégale ». Il a souligné que l’Iran restait intéressé par une solution négociée concernant l’avenir de l’accord nucléaire de 2015, gravement fragilisé depuis le retrait unilatéral des États-Unis en 2018 sous l’administration Trump.

Les trois puissances européennes – France, Allemagne et Royaume-Uni – ainsi que la Chine et la Russie, demeurent les seules parties à l’accord avec l’Iran, après la sortie américaine. Téhéran accuse régulièrement les Européens de ne pas avoir respecté leurs propres engagements depuis le retrait de Washington.

« Le PGAC n’a pas été mis en œuvre depuis sept ans », a-t-il déclaré avant d’exprimer son mécontentement face aux « trois pays européens qui ont cessé de respecter leurs propres engagements après le retrait américain. » Interrogé sur la légitimité des demandes européennes, le diplomate iranien s’est montré cinglant : « Que peuvent-ils bien prétendre maintenant ? Vont-ils accuser l’Iran de ne pas avoir respecté l’accord ? Ont-ils eux-mêmes tenu leurs engagements pour pouvoir exiger quoi que ce soit de la République islamique d’Iran ? » Il a indiqué que, d’un point de vue de Téhéran, la tentative de réactiver les sanctions via le mécanisme de snapback était « sans fondement et dénuée de toute valeur légale ».

Le haut resonsable a également précisé que Téhéran avait d’ores et déjà averti les parties européennes des conséquences potentielles qu’entraînerait une tentative d’activation du mécanisme de sanctions. Il a annoncé que les discussions sur ce sujet se poursuivraient lors d’une réunion prévue le 25 juillet à Istanbul.

A rappeler que les forces iraniennes ont indiqué avoir affronté mercredi 23 juillet un destroyer américain dans le golfe d’Oman, le sommant de rester à l’écart des eaux revendiquées par Téhéran, a rapporté jeudi la télévision publique. Un hélicoptère de l’armée iranienne a survolé l’USS Fitzgerald vers 10H00 (06H30 TU), alors que le navire « tentait d’approcher les eaux placées sous supervision iranienne », selon la télévision iranienne. Le destroyer a, lui aussi, émis des menaces, a ajouté la télévision, précisant toutefois que « le pilote iranien avait poursuivi fermement sa mission et réitéré son avertissement de s’éloigner des eaux iraniennes ». Les forces iraniennes ont ensuite sommé le navire américain de « modifier sa trajectoire vers le sud », le contraignant à « céder » et à faire demi-tour.

A rappeler que la veille mardi, le commandant de la Force aérospatiale du Corps des gardiens de la Révolution islamique (CGRI) a promis que ses forces resteraient fermement engagées sur la voie de la Résistance face à l’oppression hégémonique des puissances mondiales arrogantes. « Les forces armées iraniennes, en particulier le CGRI et sa Force aérospatiale, se considèrent comme les porte-drapeaux de ce mouvement et s’efforceront toujours de défendre et de porter haut ce drapeau », a déclaré le général de brigade Majid Moussavi lors d’une interview télévisée.

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