« Nous avons soumis deux procédures, et le tribunal administratif de Rabat a rejeté le recours en référé visant à empêcher la ministre sioniste d’entrer au Maroc », signale Khalid Sefiani. Cet avocat qui milite en faveur de la cause palestinienne assure qu’il ne désespère pas pour autant de voir la justice marocaine corriger le tir. « La plainte suit toujours son cours, puisqu’elle a été soumise à la Cour d’appel de Rabat, pour demander son arrestation et son procès pour des accusations de crimes de guerre et de crimes contre l’humanité », a-t-il affirmé au nom d’un collectif d’avocats alerté par la participation de la ministre sioniste à une rencontre internationale organisée par le Royaume.
La plainte demande au procureur général près la Cour d’appel de Rabat d’ordonner l’arrestation et la détention de l’accusée pour « incitation à commettre des crimes de guerre et des crimes contre l’humanité, notamment des meurtres prémédités et participation au génocide de groupes de population en raison de leur race, langue, religion et identité arabo-islamique palestinienne, et participation au meurtre et à la maltraitance d’enfants et de personnes fragiles, ainsi qu’à la famine et au déplacement massif des Palestiniens et à la commission d’actes terroristes. »
La ministre israélienne participe à la Quatrième Conférence ministérielle mondiale sur la sécurité routière, qui se tient dans la ville de Marrakech entre le 18 et le 20 février 2025. Une présence qui a été dénoncée par des activistes locaux.
Pour rappel, les manifestations pro-palestiniennes continuent à secouer les villes marocaines et les appels à la rupture des liens avec l’entité sioniste ne faiblissent pas.