Forte de huit organisations représentant le secteur de la santé, ladite Coordination réaffirme sa détermination à intensifier son mouvement de protestation et de faire grève chaque semaine pendant trois jours. Le débrayage concernera, selon le communiqué produit vendredi soir, sur tous les programmes de santé, les unités médicales mobiles, les caravanes médicales, les interventions chirurgicales programmées non urgentes, les examens cliniques spécifiques, le recouvrement des factures, les permanences administratives, les réunions avec l’administration de même que toutes les sessions de formation.
La décision de la Coordination est motivée par « le silence persistant et le manque de réaction du gouvernement face aux revendications des professionnels de la santé, ainsi que la non prise en compte des accords et des procès-verbaux signés par les syndicats ».
A reppaler que lors de la conférence de presse du 21 mai, ses représentants avaient annoncé que, parallèlement à la réforme de l’arsenal juridique, un processus de dialogue sectoriel avait été entamé, visant principalement à répondre aux revendications matérielles et professionnelles. Ce processus a abouti, dans un premier temps, à un accord préliminaire signé le 24 février 2022, soulignant la nécessité de poursuivre le dialogue sur les revendications catégorielles toujours en suspens. Ils ont également indiqué que le dialogue s’est poursuivi jusqu’à la signature d’un accord préliminaire le 29 décembre 2023 entre le ministère de la Santé et les syndicats représentatifs du secteur, à l’issue de réunions avec une commission ministérielle. Cet accord s’est soldé par un consensus sur 14 points essentiels ayant un impact financier, suivi de la signature de procès-verbaux annexes reprenant le détail des revendications de chaque catégorie, notamment celles qui n’ont pas bénéficié de l’accord de 2022, et de la mise en œuvre des points restants de cet accord concernant les auxiliaires médicaux.
Fin janvier 2024, tous les procès-verbaux relatifs aux accords et propositions des syndicats ont été transmis à la présidence du gouvernement pour décider des délais de mise en œuvre de ces accords, notent-t-ils. Depuis, c’est le silence qui fait écho à leur cri de déstresse !