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Lutte contre l’analphabétisme : Les Habous redimensionne sa stratégie

Après les résultats encourageants du programme de lutte contre l’analphabétisme dans les mosquées qui, depuis son lancement il y a vingt ans, a bénéficié à plus de trois millions et demi de citoyens, le ministère des Habous et des Affaires islamiques s’emploie à développer et étendre ce programme en adoptant une nouvelle méthodologie.

Parmi les projets visant à étendre l’alphabétisation dans les mosquées chaque année, il y a le projet « 1000 points de lecture », qui repose sur l’approche de peignage et d’enquête géographique sur le phénomène de l’analphabétisme en adoptant progressivement le système de points de lecture, « pour mettre l’urbain et le rural à l’abri du fléau de l’analphabétisme », apprend-on auprès du ministère. Selon les données fournies par le département, le nombre de personnes ayant bénéficié de ces programmes à travers la télévision et Internet de 2000 à 2020, monte à plus de 3,6 millions.
Le programme d’alphabétisation de la mosquée vise à former les bénéficiaires à l’apprentissage alphabétique de base afin d’acquérir des compétences de vie, une qualification professionnelle et à s’engager dans le projet d’apprentissage à long terme pour un meilleur épanouissement. il cible les hommes et les femmes qui n’ont pas fréquenté l’école ou qui ont abandonné l’école à un âge précoce. Sauf que pour l’heure, le ministère souhaite changer le fusil d’épaule pour s’attaquer au groupe d’âge des moins de 49 ans, pour atteindre un taux de 60%. En attendant, force est de relever que les statistiques relèvent que 96,16% des bénéficiaires de la lutte contre l’analphabétisme sont des femmes, tandis que dans le monde rural ils représentent 45,20% du total. Pour assurer une alternative à la réticence des hommes à apprendre, un projet baptisé « attraction masculine » tend à améliorer le ciblage, étendre la polarisation parmi les groupes d’âge masculins actifs, de 16 à 49 ans, et rendre les bénéficiaires capables de s’engager dans un travail productif, de s’intégrer dans la société de la connaissance, l’auto-apprentissage et l’apprentissage tout au long de la vie, et d’investir dans l’information et technologie de communication.
Pour rappel, le ministère s’appuie dans sa stratégie sur un nombre d’animateurs et de superviseurs des cours d’alphabétisation dans les mosquées de près de 10.000 personnes répartis entre 8032 animateurs, 1164 coordonnateurs et consultants pédagogiques…

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