Le Corps des Gardiens de la révolution islamique (CGRI) a notamment ciblé les nouveaux sites de déploiement et les refuges des soldats sionistes en divers points des territoires occupés, sur la base des identifications des unités de renseignement opérationnel. Le département des relations publiques du CGRI a précisé que cette vague s’est déroulée sous le slogan « Ya Fatima Al-Zahra», en mémoire des martyrs Ali Mohammad Naeini, porte-parole du CGRI, et Ismaïl Khatib, ministre du Renseignement. Le communiqué confirme que des cibles israéliennes et américaines ont été visées.
Le CGRI a fait état de l’utilisation de drones kamikazes « Arash 2 » pour cibler le site de stationnement des avions de reconnaissance américains sur la base Prince Sultan. Cette même base, qui constitue l’un des sites principaux de déploiement et d’opérations des Américains, a également été visée par des missiles balistiques.
Les Gardiens de la Révolution ont adressé une mise en garde aux soldats israéliens et américains, affirmant qu’ils sont « sous la surveillance totale des unités de renseignement opérationnel ». Le communiqué souligne que « se cacher dans des colonies, comme celle d’Arad, ne sauvera pas leurs vies en raison de la maîtrise informationnelle du CGRI ».
Plus tôt aujourd’hui, la télévision iranienne a fait état du lancement d’une nouvelle vague de missiles iraniens vers les territoires occupés.
La veille dimanche, le QG Khatam al-Anbiya avait répondu aux menaces du président américain de frapper les installations énergétiques iraniennes. Il a annoncé qu’il ciblerait les infrastructures liées à l’énergie, aux technologies de l’information et aux stations de dessalement d’eau des États-Unis et de l’occupation israélienne dans la région, au cas où les infrastructures énergétiques de l’Iran seraient visées. « Comme nous l’avons averti précédemment, si l’ennemi cible les infrastructures énergétiques en Iran, nous riposterons en ciblant toutes les infrastructures liées à l’énergie, aux technologies de l’information et aux stations de dessalement d’eau appartenant aux États-Unis et à l’entité sioniste dans la région », a-t-il fait valoir dans un communiqué.
Cette annonce intervient suite à la menace de Donald Trump de détruire les différentes centrales électriques en Iran, sous prétexte d’ouvrir le détroit d’Ormuz. Le chef de la Maison Blanche a écrit sur la plateforme X que « si l’Iran n’ouvre pas le détroit d’Ormuz, totalement et sans menace, dans les 48 heures à partir de cet instant précis, les États-Unis d’Amérique frapperont et détruiront ses diverses centrales électriques, à commencer par les plus grandes. »
Ces déclarations surviennent dans un contexte de crise au détroit d’Ormuz, résultant des retombées de l’agression américano-israélienne contre l’Iran et de l’insécurité qui en découle dans le passage maritime, impactant les approvisionnements en gaz et en pétrole des pays du Golfe ainsi que les prix mondiaux de ces ressources.
D Trump a appelé plusieurs pays à participer à ce qu’il a nommé « l’ouverture et la sécurisation du détroit d’Ormuz », mais son appel n’a pas été accepté par de nombreux pays, particulièrement les pays européens et l’OTAN.
Les missiles iraniens ont fait mal en Israël samedi. Deux régions du au sud de l’entité sioniste ont été frappées de plein fouet par des missiles : Dimona où se trouve la centrale nucléaire du même nom et la ville d’Arad. La double attaque iranienne a été réalisée après le martyre de 60 Iraniens tués dans une attaque américano-israélienne dans le gouvernorat d’Ilam à l’ouest de l’Iran, et une attaque contre la centrale nucléaire d’enrichissement de Natanz. La frappe la plus douloureuse est celle d’Arad. Dans la soirée, un missile balistique hypersonique s’est écrasé dans un quartier habité par des juifs hassidiques dans cette ville, tuant au moins 20 personnes et en blessant 75, selon les médias israéliens. Une vingtaine de bâtiments ont été détruits ou endommagés. 150 familles devraient être évacués du quartier sinistré, a indiqué son maire.
Avant Arad, les défenses israéliennes n’ont pu intercepter un autre missile qui a frappé la ville de Dimona, également au sud du pays et siège de la centrale nucléaire du même nom. Un bâtiment s’est effondré et un dépôt de gaz a été touché faisant craindre une fuite. La chaine israélienne 12 a fait état de 47 blessés. 485 personnes ont été évacués.
Un responsable a révélé pour l’agence Fars News que le missile de Dimona a frappé les bâtiments de recherche et de technologie. La télévision iranienne a indiqué que cette frappe est une riposte à l’attaque contre l’installation de Natanz. Le CGRI avait annoncé l’entrée en action du missile hypersonique Qaher 1 doté d’une ogive de 6 tonnes.
