Dans une lettre ouverte, l’instance syndicale souligne que les dispositions, incluses dans le PLF 2025 viennent en porte-à-faux avec l’accord conclu dans le secteur de la santé, acte paraphé par le gouvernement et la coordination syndicale le 23 juillet 2024, sous l’impulsion du chef du gouvernement. « En particulier, deux aspects cruciaux sont mis en exergue: la centralisation des rémunérations sur des postes budgétaires stables, et la préservation du statut de fonctionnaire public avec l’ensemble des acquis et garanties conférés par le statut général de la fonction publique« , souligne la Coordination.
Le 20 octobre 2024, poursuit la même source, la coordination a écrit au ministre de la Santé, demandant la tenue d’une réunion urgente avec des représentants du ministère de l’Economie et des Finances pour rectifier ces incohérences. Une nouvelle sollicitation a été adressée le 25 octobre, réclamant une intervention rapide du ministère pour désamorcer les tensions et restaurer la confiance du personnel, essentielle à la poursuite des réformes sanitaires, à la valorisation des ressources humaines et à la sécurisation de leur avenir.
Le 30 octobre, le secrétaire général a contacté les secrétaires nationaux des syndicats de coordination pour indiquer qu’une rencontre est en préparation. Toutefois, le tempo rapide des discussions sur le projet de loi de finances et les délais restreints pour les amendements ne laissent que peu de marge de manœuvre pour attendre. « Cela ne nous laisse pas suffisamment de temps pour attendre, et il pourrait être trop tard avant que nous puissions modifier et clarifier les dispositions ambigües du projet de loi, ce qui pourrait aggraver le climat de tension croissant dans le secteur de la santé« , précise la lettre.
Dès lors, précise-t-on, « le personnel de santé observe de près les activités des ministres nouvellement nommés qui ont ouvert le dialogue et relancé les négociations dans certains secteurs de la fonction publique, ce qui accentue l’insatisfaction du personnel de santé qui attend la mise en œuvre intégrale de l’accord du 23 juillet 2024 ».
Face à cette situation intenable, la Coordination syndicale presse le ministre de fixer une réunion urgente et dans les brefs délais avec les représentants des ministères de tutelles et des secteurs concernés. Sans quoi, un nouveau programme d’actions visant à contraindre le gouvernement à respecter tous les termes de l’accord, pourrait être enclenché.