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Le chef de la diplomatie irakienne à Téhéran : Les questions sécuritaires se règlent via le dialogue…

Lors d’une conférence de presse, Fouad Hussein ministre irakien des Affaires étrangères a souligné que « la sécurité de l’Iran et de l’Irak est liée à la sécurité de la région », ajoutant que « tout problème de sécurité entre les deux pays doit être résolu par le dialogue ».

F.Hussein a indiqué que « les Iraniens se plaignent de certains problèmes de sécurité en Irak » et notant que « les problèmes de sécurité iraniens en Irak doivent être traités via la diplomatie ». Et de préciser que « nous avons besoin d’une situation stable au Yémen et en Syrie », tout en soulignant que « la situation instable en Syrie affecte négativement la situation en Irak. Nous soutenons la position iranienne, et nous soutenons tous les efforts déployés dans ce cadre. »

Hossein Amir Abdullahian, ministre iranien des Affaires étrangères, a déclaré à la presse, en présence de son homologue irakien, que « notre relation avec l’Irak est enracinée, stratégique et excellente ». Rappelant avoir discuté du rôle important que joue l’Irak dans la région, « nous nous sommes félicités de son rôle dans le rapprochement entre l’Iran et l’Arabie saoudite ». A la fin de l’année dernière, des informations avaient rapporté qu’ « il y aura bientôt des pourparlers irano-saoudiens à Bagdad ».

H. Amir Abdellahian a qualifié de « malheureux » ce qui s’est passé devant l’ambassade et le consulat d’Iran en Afghanistan et ajoutant que « les autorités afghanes ont annoncé leur rejet des attaques contre nos représentations là-bas ». Précisant que « notre reconnaissance de l’organe directeur en Afghanistan dépend de la formation d’un gouvernement afghan uni ».

L’ambassade d’Iran en Afghanistan a été témoin de rassemblements populaires et d’incendies de pneus à ses entrées. Saeed Khatibzadeh, porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères, a exprimé ses regrets pour les vidéos et déclarations diffusées dans le but d’intimider l’Iran ou l’Afghanistan.

Concernant la trêve au Yémen, H. Amir Abdellahian a annoncé que « l’évolution de la situation au Yémen a été discutée, et nous nous sommes félicités du cessez-le-feu, et nous pensons qu’à la lumière du cessez-le-feu et du lancement des dialogues yéméno-yéménites, nous pouvons parvenir au résultat souhaité. »

Au soir du 2 avril dernier, un cessez-le-feu entre la coalition saoudienne et le gouvernement de Sanaa est entré en vigueur. L’envoyé de l’ONU au Yémen, Hans Grundberg, a annoncé qu’ « en vertu de cette trêve, toutes les opérations militaires offensives, terrestres, aériennes et maritimes, cesseront ».

Concernant les actifs iraniens détenus dans les banques occidentales, le chef de la diplomatie iranienne a déclaré qu’ « il existe un accord préliminaire pour libérer nos avoirs financiers dans une banque étrangère » ajoutant qu’hier, « une délégation d’un des pays de la région s’est rendue à Téhéran, pour discuter comment et le moment du déblocage de ces fonds ».

Il y a une semaine, une source bien informée annonçait à l’agence de presse iranienne IRNA un accord pour libérer une grande partie des avoirs iraniens gelés, après avoir trouvé un accord à leur sujet. Selon la source, « le dernier accord de déblocage de ces avoirs est indépendant de l’accord sur le nucléaire ».

Il est à noter que cet accord est le deuxième du genre, le ministère iranien des Affaires étrangères ayant annoncé il y a quelques semaines que le gouvernement britannique avait remboursé ses dettes à l’Iran après 40 ans de retard, ponctués de longues discussions.

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