Home MondeGéopolitiqueNations UniesL’arme de la faim tue à Gaza : F. Albanese fustige la dérive nazie d’Israël. Et dénonce « la complicité des démocraties comme des dictatures »

L’arme de la faim tue à Gaza : F. Albanese fustige la dérive nazie d’Israël. Et dénonce « la complicité des démocraties comme des dictatures »

by Perspectives Med
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L’arme de la faim tue à Gaza : F. Albanese fustige la dérive nazie d’Israël. Et dénonce « la complicité des démocratie comme des dictatures »

« Notre génération a été élevée dans la croyance que le nazisme était le plus grand mal, et c’est le cas, et que les crimes du colonialisme ne doivent pas être oubliés », a ajouté la haute diplomate onusienne.  « Aujourd’hui, il existe un État (Israël) qui affame des millions de personnes et tue des enfants pour le plaisir, sous la protection des démocraties comme des dictatures. C’est l’abîme d’une nouvelle forme de brutalité », a renchéri F. Albanese.

La rapporteuse des Nations Unies s’est interrogée: « Comment allons-nous survivre à cela ?» Plus tôt, un Palestinien handicapé nommé Mohammed Al-Sawafiri est tombé en martyr après que son état de santé s’est aggravé à cause de la famine imposée par l’occupation israélienne.

La veille dimanche, le ministère de la Santé de Gaza a déclaré que la politique israélienne de famine dans la bande de Gaza avait entraîné la mort de 86 Palestiniens, dont 76 enfants, en raison de la malnutrition résultant du refus israélien d’entrée de l’aide humanitaire dans la bande depuis octobre 2023. « Il s’agit d’un massacre silencieux contre les Palestiniens de la bande de Gaza, assiégée depuis des années », a précisé la même source.

Depuis le 2 mars 2025, Israël a fermé tous les points de passage avec la bande de Gaza et empêché l’entrée de l’aide alimentaire et médicale, provoquant une famine généralisée dans ce territoire assiégé. Il s’agit de la continuité de la guerre génocidaire menée contre les Gazaouis depuis le 7 octobre 2023, marquée par des meurtres, la famine, des destructions et des déplacements forcés, ignorant tous les appels internationaux et les injonctions de la Cour internationale de Justice visant à y mettre fin.

Le génocide israélien soutenu par les États-Unis a fait bien plus que les 200 000 morts ou blessés parmi les Palestiniens recensés, la plupart étant des enfants et des femmes, outre plus de 9 000 disparus, en plus de centaines de milliers de personnes déplacées.

Culte de la mort

Pour sa part, Avraham Burg, chef de l’Agence juive (1995-1999) et président de la Knesset israélienne (1999-2003), a estimé que derrière les slogans qui glorifient la « mort des soldats » en Israël, le gouvernement israélien cache une structure émotionnelle et politique qui vénère la mort et la transforme en un outil pour anesthésier le public israélien et le recruter continuellement vers ses objectifs.

Chaque mort est élevé au « niveau de l’héroïsme », même s’il ne choisit pas ou ne s’oppose pas à la guerre, et sa mort est utilisée pour justifier des politiques immorales envers les Palestiniens.

Selon A. Burg, il y a une trilogie meurtrière qui régit la mentalité israélienne : une apathie morale absolue envers la vie palestinienne, l’exploitation du passé (l’Holocauste par exemple) en un outil pour justifier le meurtre dans le présent, et la sanctification de chaque nouveau soldat tué en tant que « martyr » et son meurtre en tant que commandement et nécessité pour continuer à tuer des Palestiniens.

Pour A. Burg, la mort en Israël n’est plus seulement une tragédie, mais la véritable autorité qui dirige la vie publique. Les funérailles sont devenues un discours collectif dépourvu d’interrogation, comme si chaque mort était ré-recruté au moment de sa mort comme un élément d’une machine qui ne s’arrête jamais de tourner.

Après tous ces « sacrifices », dit A. Burg, il n’y a plus de recul maintenant, parce que le récit du sang est devenu l’essence de l’appartenance et de la citoyenneté. Chaque enterrement s’est transformé en une minute de silence supplémentaire qui a approfondi le silence collectif et étouffé les questions sur le prix élevé que chacun paie pour les politiques d’occupation et de violence continue. Il a relevé que le système au pouvoir n’est pas le résultat du conflit, mais de ses causes profondes. Il offre les Palestiniens comme offrandes humaines à la convoitise des gouvernements d’occupation, des « prêtres de toute la terre d’Israël » et des rabbins de la haine religieuse.

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