Des sources israéliennes ont fait le constat que l’opération a été réalisée à 200 mètres de l’endroit où se déroulait une cérémonie de célébration de la mémoire de soldats israéliens tués, auquel participait le Premier ministre israélien. Benjamin Netanyahu a déclaré à ce propos qu’« une nouvelle attaque perpétrée à proximité de l’endroit où nous nous trouvons et qui nous rappelle qu’Israël fait toujours face au danger qu’il n’hésitera pas à repousser ». Et d’ajouter : « A proximité d’ici il y a eu une tentative de tuer des citoyens israéliens. Cette attaque en ce moment et en cet endroit nous rappelle que la terre d’Israël et l’Etat d’Israël subissent une grande épreuve ».
La radio de l’armée israélienne a indiqué que les éléments des garde-frontières israéliens ont ouvert le feu sur trois personnes qui seraient les auteurs de l’opération. Plus tard, la police de l’occupation israélienne a indiqué que l’auteur de l’opération est un Palestinien originaire de la localité Beit Safafa du gouvernorat d’al-Qods. D’après la carte d’identité qui était en sa possession, il s’appelait Hatem Najmat, avait 37 ans et n’avait aucun dossier de sécurité.
Cette opération de résistance à la voiture bélier est la deuxième en ce mois-ci. La première avait été réalisée le 1er avril, à Beit Omer, à proximité de la ville d’a-Khalil au sud de la Cisjordanie occupée.
Depuis le début de l’année, les opérations de résistance palestiniennes contre l’occupation israélienne ont connu une importante recrudescence. Réalisées aussi bien dans les territoires occupés de 1948 et de 1967, elles ont coûté la vie à 19 Israéliens, selon un décompte de l’AFP. Entre temps ce sont au moins 97 Palestiniens, dont des résistants et des civils qui ont été tués dans les incursions israéliennes contre les localités palestiniennes de la Cisjordanie occupée.
Pas plus tard que lundi dans la matinée, lors d’une incursion dans le camp Aqabat Jabr à Arihat (Jéricho) en Cisjordanie occupée, les forces d’occupation ont assiégé plusieurs maisons et ouvert le feu sur les Palestiniens sortis pour défendre leur localité, tuant l’un d’entre eux et en blessant trois autres.
Pas plus loin, une position de l’armée syrienne dans le sud a fait l’objet d’un bombardement israélien lundi. Selon des sources syriennes, 12 obus de chars se sont abattus sur le site Qars al-Nafl situé à l’ouest de la localité Hadar dans la province nord de Quneitra, près de la partie du Golan syrien occupée et annexée par Israël. Il n’y a pas eu de victimes ni de blessés.
Selon des médias israéliens, l’attaque a visé une installation militaire dans cette zone. L’Observatoire syrien des droits de l’homme (OSDH) a fait part d’une attaque « contre les positions d’un groupe pro-iranien ». Les « forces terrestres israéliennes » ont bombardé une position près de la ville de Qouneïtra, où se trouvaient des combattants de la « Résistance syrienne pour la Libération du Golan », groupe affilié au Hezbollah et soutenu par l’Iran.
L’ONG non plus n’a fait mention d’aucune victime lors de ces frappes.
C’est la deuxième attaque du genre en ce mois-ci. Le 18 avril, l’armée israélienne avait bombardé la même zone, sans faire de victime. Conquise en 1967 après la guerre des Six Jours ayant opposé l’entité sioniste à ses voisins arabes, cette région de 1.200 km², limitrophe du Liban, est une zone stratégique patrouillée par des soldats israéliens. Son annexion par Israël n’a jamais été reconnue par la communauté internationale.
Depuis le début du conflit syrien en 2011, Israël a lancé des centaines de frappes aériennes contre la Syrie en guerre, arguant viser principalement les forces soutenues par l’Iran et le Hezbollah. L’armée syrienne a repris le contrôle de la partie sud de Qouneïtra en 2018, cinq ans après sa prise par les rebelles.
