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Israël sur la voie du délitement : Des manifestations violemment réprimées par la police

De violentes manifestations ont marqué ces dernières heures Tel Aviv au moment où la Knesset examinait le projet de réforme judiciaire et que la loi sur la peine de mort pour les « terroristes », soit l’exécution extrajudiciaire des Palestiniens, est adoptée en lecture préliminaire. Benyamin Netanyahu qui pilote le gouvernement fasciste a directement tenu le chef de l'opposition pour responsable de la déliquescence que vit l’entité sioniste.
Des manifestations violemment réprimées par la police

Tirs de grenades assourdissantes, charge de la police montée, répression musclée avec de nombreuses arrestations, telle est l’image renvoyée par ce que l’Occident pare de tous les bienfaits de la démocratie au Moyen Oreint. L’une des manifestations les plus violentes a secoué, mercredi, Tel Aviv.

Les opposants à la réforme judiciaire voulue par B. Netanyahu ont décidé de perturber le quotidien de la métropole israélienne. Ils ont bloqué des routes et des carrefours, notamment l’une des artères principales de la ville. Et la police a réagi en force, sous les ordres directs d’Itamar Ben Gvir, ministre d’extrême droite, présent au poste de commandement de la police.

Les policiers ont réussi à repousser les manifestants. Mais dans l’après-midi, le centre de gravité s’est transporté à Al-Qods occupée, face à la résidence du Premier ministre, et aussi dans les jardins de la Knesset, Parlement israélien où la réforme judiciaire continue d’être votée par la majorité alors que les partis d’opposition ont opté pour l’abstention. Leur absence a d’ailleurs permis l’adoption d’un autre texte adopté en lecture préliminaire, la loi sur la peine de mort pour les auteurs d’attaques terroristes qui, dans le passé, avait déjà été votée en lecture préliminaire avant que le processus n’en reste à ce stade.

Pour B. Netanyahu, c’est Yair Lapid, chef de l’opposition, qui encourage les manifestants qualifiés d’anarchistes à alimenter la crise constitutionnelle dans le but de provoquer de nouvelles élections. Le Premier ministre qui appelle au dialogue, au même titre que le Président de l’entité sioniste, paraissent inaudibles aux yeux des Israéliens affectés par une crise économique aigue à laquelle s’est greffée une réforme du système judiciaire jugé, jusqu’à aujourd’hui, comme véritable paravent face aux dérives autoritaires de l’Exécutif.

Effondrement

Il y a lieu de relever que nombre d’agents des renseignements israéliens ont refusé de rejoindre les réservistes en signe de protestation contre ce qui a cout en Israël. Le marasme promet d’affecter aussi les soldats sur lesquels repose le système répressif contre les Palestiniens. La déliquescence du corps social israélien est de plus en plus mise en évidence par d’anciens hauts responsables. Il en va ainsi d’Amos Yadlin, ancien chef de la Division du renseignement militaire, qui a évoqué, une fois de plus, un situation intérieure désastreuse et mis en garde contre son effondrement.

« Le secrétaire général du Hezbollah libanais Sayed Hassan Nasrallah a estimé qu’Israël était plus fragile qu’une toile d’araignée. Le Hezbollah n’aura pas besoin de développer des missiles de précision, parce que nous nous effritons de l’intérieur », a-t-il reconnu. Rappelant la teneur du discours du secrétaire général du Hezbollah, lors de la célébration de la libération du sud du Liban le 25 mai 2000. Une description profondément ancrée dans la mémoire collective israélienne.

Yachiam Sasson, ancien chef de l’état-major de la lutte contre le terrorisme, a tiré la sonnette d’alarme quant aux opérations palestiniennes et la mort des soldats et des colons israéliens. Il a déclaré que les auteurs de ces opérations n’avaient pas peur de mener des attaques qui exigent des sacrifices.
« Des attaques à la pierre, nous sommes passés aux coups de couteau et maintenant nous sommes témoins d’attaques par balles, a-t-il reconnu. Nous assistons certainement ici à un processus d’escalade très sérieux qui s’intensifie. Ce sont des dangers individuels ou des unités individuelles qui ne sont connectées à aucun groupe palestinien. »

Le journal israélien Haaretz a évoqué le récent discours prononcé par H. Nasrallah, à la mémoire des dirigeants martyrs, où il a diagnostiqué une faiblesse interne en Israël, dans le contexte de la vaste crise législative et politique. « Ses propos ont accompagné des mesures sur le terrain, notamment l’arrivée de systèmes de défense aérienne iraniens au Liban, qui a sapé la supériorité aérienne de l’armée de l’air israélienne là-bas, en plus du déploiement de dizaines de points d’observation du Hezbollah le long de la frontière avec Liban », ajoute l’article.

Maariv, un autre média a indiqué que « les Israéliens fournissent eux-mêmes à Sayed Nasrallah le filon de telle déduction », tout notant que « de semaine en semaine, les crises à l’intérieur d’Israël s’aggravent ».

Lors de la célébration de la libération du sud du Liban le 25 mai 2000, le leader du Hezbollah avait décrit Israël comme « plus fébrile qu’une toile d’araignée ». Depuis qu’elle a été prononcée, cette description est restée gravée dans la mémoire collective israélienne.

Des sources d’information ont rapporté mercredi que les forces de la Résistance palestinienne avaient mené 61 opérations contre les Israéliens au cours des dernières 24 heures. Selon le Centre d’information palestinien Maata, la Cisjordanie a été le théâtre de 12 fusillades, de 5 tirs de cocktails Molotov, de l’incendie de deux véhicules de colons, de 13 affrontements avec des colons, de la destruction de 9 véhicules et de l’éclatement de 20 points d’affrontement.

Ledit Centre a fait état dans son rapport périodique de 1177 opérations de la Résistance en Cisjordanie et à al-Qods au cours du mois, qui ont causé la mort de 8 Israéliens et 43 soldats et colons blessés.

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