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Importations du carburant russe : Une enquête exigée par l’AMPBP

Le trafic lié aux hydrocarbures russes continue à alimenter la chronique. Ainsi, après la question adressée par un député de l’USFP à l’Exécutif pour qu’il puisse éclairer l’opinion et les éclaircissements lapidaires du porte-parole du gouvernement, c’est au tour de l'Association marocaine de protection des biens publics (AMPBP) de réagir. L’ONG a appelé à l’ouverture d’une enquête sur les soupçons d’achats illégaux de diesel russe par des sociétés pétrolières marocaines.
Importations du carburant russe

L’ONG a exigé, via un communiqué produit il y a quelques jours, une « enquête approfondie » concernant les soupçons de « manipulation des prix du carburant en important du diesel russe et en le vendant à des prix élevés ».

L’AMPBP a ainsi pointé « une exploitation flagrante de la crise économique et sociale actuelle pour récolter d’énormes profits », renouvelant son appel à accélérer le redémarrage de la raffinerie Samir. L’association a affirmé, dans son communiqué, que le classement du Maroc au 94e rang dans l’indice de perception de la corruption « reflète la croissance de la corruption et des pots-de-vin dans la vie publique », en critiquant « les mécanismes juridiques et institutionnels limités pour lutter contre le phénomène ».

Les protecteurs de l’argent public ont également constaté « l’absence d’une réelle volonté politique de combattre toutes les manifestations de corruption, de pots-de-vin et de rente, et de faire face à la politique d’impunité ».

Fin février, le député Abdelkader Taher (USFP) a adressé une question écrite à Nadia Fettah Alaoui, ministre de l’Economie et des finances, portant sur de présumées « falsifications de preuves de la provenance des importations de produits pétroliers ». Le parlementaire a expliqué que « certaines entreprises qui importent des produits énergétiques fossiles liquides pour répondre aux besoins du marché national ont commencé à introduire le gaz russe car son prix ne dépasse pas 170 dollars la tonne, soit 70% de moins que sur le marché international ». Il a affirmé que « ces entreprises changent les preuves d’origine du gaz russe, comme s’il venait du Golfe ou d’Amérique, et le vendent au prix international sur le territoire national, réalisant ainsi d’énormes profits », en s’interrogeant sur les mesures que le département prévoit de prendre pour contrôler les sources d’importation des carburants et leurs prix.

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