« Suite à une attaque terroriste de missile, six civils ont été tués et 37 blessés », a annoncé sur sa chaîne Telegram le gouverneur de la région Alexandre Bogomaz. Dans un précédent message, évoquant des victimes, le responsable régional avait fustigé une « attaque terroriste inhumaine ». « Nous affirmons clairement que nous nous opposons aux attaques contre les civils et les infrastructures civiles », a déclaré auprès d’un correspondant de l’agence TASS Stéphane Dujarric, porte-parole du Secrétaire général des Nations Unies.
De son côté Volodymyr Zelensky, cité par la presse ukrainienne, a annoncé une frappe contre une « usine » qui selon lui « produisait des systèmes de contrôle pour tous les types de missiles russes ». Selon les médias Mash et Shot il s’agirait de missiles de croisière Storm Shadow. Ceux-ci auraient été tirés par des Su-24 depuis la région d’Odessa, a précisé Shot. Toujours d’après cette source, sept de ces engins de conception franco-britannique auraient ainsi été tirés en direction de Briansk où deux personnes auraient été tuées et seize autres blessées. Plus tôt dans la journée, Rodion Mirochnik, ambassadeur russe itinérant pour les crimes du régime Kiev, a déclaré à l’agence TASS que 150 civils dont neuf enfants mineurs avaient été blessés en Russie au cours de la semaine écoulée lors d’attaques ukrainiennes et que 30 personnes, dont un enfant, avaient été tuées.
Dans la guerre de l’ombre, la pression exercée sur la Russie reste entière. « Rien que ces derniers temps, nous avons réussi à déjouer toute une série d’attentats de grande ampleur», a déclaré Alexandre Bortnikov, directeur du FSB, dans un entretien publié mardi par Rossiyskaya Gazeta. Il évoque des projets d’assassinat de hauts responsables gouvernementaux et militaires ainsi que de membres de la Garde nationale.
Le Maitre du Kremlin se contente, lui, d’affirmer les avancées de l’opération spéciale. « Jusqu’à récemment, nous estimions que les autorités de Kiev contrôlaient environ 25 % du territoire de la République populaire de Donetsk (RPD), il y a littéralement six mois. Or, selon les informations reçues, elles n’en contrôlent actuellement que 15-17 % », a déclaré Vladimir Poutine lors d’une rencontre avec le chef de la RPD, Denis Pouchiline.
