Home MondeAsieIsraëlGuerre génocidaire d’Israël : Washington bloque l’ONU et ses sanctions

Guerre génocidaire d’Israël : Washington bloque l’ONU et ses sanctions

by Perspectives Med
0 comments
Guerre génocidaire d’Israël : Washington bloque l’ONU et ses sanctions

Pas moins 65 174 Gazaouis ont été tués depuis octobre 2023 dans la guerre menée par Israël contre la résistance palestinienne, a annoncé vendredi le ministère de la Santé. Il a indiqué que 33 corps avaient été transférés dans les hôpitaux au cours des dernières 24 heures, tandis que 146 personnes étaient blessées, portant le bilan total des blessés à 166 071 depuis le début de l’offensive. « De nombreuses victimes restent piégées sous les décombres ou sur les routes, les secouristes étant incapables de les atteindre », a ajouté la même source. Le ministère a également précisé qu’un Palestinien avait été tué et plus de 17 autres blessés en tentant d’obtenir de l’aide humanitaire au cours des dernières 24 heures. Depuis le 27 mai, 2 514 personnes ont été tuées et plus de 18 431 blessées dans ce contexte. Par ailleurs, quatre Palestiniens, dont un enfant, sont morts de malnutrition et de famine au cours des dernières 24 heures, portant le bilan total à 440 décès depuis octobre 2023, dont 147 enfants.

Depuis le 2 mars, les autorités israéliennes maintiennent la fermeture complète de tous les points de passage vers Gaza, plongeant les 2,4 millions d’habitants dans la famine. La famine a été confirmée dans le nord de Gaza et devrait s’étendre d’ici fin septembre à Deir al-Balah et Khan Younès, selon l’Integrated Food Security Phase Classification (IPC). Depuis la déclaration officielle de famine à Gaza, 162 personnes sont mortes de faim, dont 32 enfants, a ajouté le ministère.

L’armée israélienne a repris ses attaques le 18 mars, tuant depuis 12 622 personnes et en blessant 54 030 autres, brisant un accord de cessez-le-feu et d’échange de prisonniers conclu en janvier.

Complicité US

De l’autre côté de l’Atlantique, en terre américaine qui abrite le siège de l’ONU, le Conseil de sécurité s’est de nouveau heurté, jeudi, au véto US sur le génocide israélien à Gaza. Washington a bloqué une résolution qui appelait à un cessez-le-feu « immédiat, inconditionnel et permanent » ainsi qu’à la levée des restrictions empêchant l’arrivée de l’aide humanitaire dans l’enclave palestinienne sous blocus israélien. Le texte, qui réclamait également la libération immédiate et sans condition des captifs, a recueilli le soutien de 14 des 15 membres du Conseil.

Mardi, une commission d’enquête internationale indépendante avait tout de même franchi un cap en accusant l’entité sioniste de mener à Gaza un « génocide » visant à « détruire » le peuple palestinien.

Ce nouveau blocage a suscité de vives réactions. C’est « un moment sombre pour ce Conseil », a déclaré Asim Iftikhar Ahmad, ambassadeur du Pakistan, en appelant à la conscience collective face aux souffrances des civils. « Les pleurs des enfants devraient nous percer le cœur, l’angoisse des mères devrait secouer notre conscience », a-t-il insisté.

Amar Bendjama, son homologue algérien, s’est quant à lui adressé directement à la population de Gaza : « Pardonnez-nous parce que ce Conseil n’a pas pu sauver vos enfants. Pardonnez-nous parce que le monde parle des droits mais nie les vôtres, à vous Palestiniens ».

Une « capitulation »

Cette résolution était en préparation depuis fin août, après que l’Onu a officiellement reconnu l’existence d’une famine à Gaza. La première version du texte portait uniquement sur l’accès humanitaire, mais plusieurs pays, dont la France, le Royaume-Uni et la Russie, avaient exprimé des doutes sur l’efficacité d’un texte jugé trop limité et voué, de toute façon, à être rejeté par les États-Unis. Le projet final, rejeté jeudi, combinait donc plusieurs volets : aide humanitaire, cessez-le-feu et libération des captifs.

Morgan Ortagus, représentante de Washington, a justifié son véto en prétendant que la résolution « échoue à reconnaître la réalité sur le terrain » et en évoquant l’absence de condamnation explicite du Hamas, bête noire de la diplomatie américaine, comme l’a rappelé Maroc Rubio lors de son récent séjour à Jérusalem.  Pour Danny Danon, ambassadeur israélien, ce texte ne relevait pas de la diplomatie mais d’une « capitulation ».

Avant le vote, Christina Markus Lassen, ambassadrice danoise a expliqué que cette démarche visait à envoyer « le message que le Conseil de sécurité ne tourne pas le dos à des civils qui meurent de faim, aux captifs et à l’exigence d’un cessez-le-feu ». Elle a averti qu’« une génération risque d’être perdue, pas seulement à cause de la guerre mais aussi de la faim et du désespoir ».

Israël subit une pression internationale croissante pour mettre fin à sa guerre génocidaire lancée contre Gaza depuis le 7 octobre 2023.La question sera au centre des débats du sommet annuel de l’Onu, qui se tiendra la semaine prochaine à New York.

Guerre d’image

Dans la guerre de l’information qui pénalise l’entité sioniste en dépit des millions de dollars gaspillés auprès des géants de la tch US pour faire redorer le blason  de l’occupation israélienne, la Chine n’a pas été épargnée par Israël. Pékin a réagi en exprimant jeudi son rejet des allégations du Premier ministre israélien selon lesquelles la Chine exerce un « blocus de l’information », avertissant que « de telles déclarations nuisent aux relations entre les deux pays ».

Global Times rapporte que cette réponse fait suite aux accusations de Benjamin Netanyahu, lundi dernier, contre plusieurs pays, dont la Chine, de tenter d’imposer un « blocus de l’information » préjudiciable à l’entité.

L’ambassade de Chine en Israël a publié un communiqué ferme qualifiant les propos de B. Netanyahu de « totalement faux et préjudiciables aux relations sino-israéliennes », ajoutant que la Chine est « choquée et profondément préoccupée, et s’oppose fermement à ces propos ». Elle a également souligné « qu’il est injustifiable d’attribuer les critiques publiées sur les réseaux sociaux à la Chine », notant que « la communauté internationale est unie dans sa demande d’un cessez-le-feu immédiat à Gaza, que ce soit pour mettre fin aux combats ou pour permettre la libération des prisonniers ». Comme elle a exhorté « Israël à faire preuve de sagesse politique et de diplomatie créative, et à ne pas se contenter d’opérations militaires et de bombardements incessants ». Elle a appelé « à un cessez-le-feu global afin d’empêcher l’aggravation de la crise humanitaire dans la bande de Gaza ».

B. Netanyahu avait dénoncé des tentatives de certains pays visant à restreindre la diffusion d’informations et à diriger l’opinion internationale contre Israël, notamment via les réseaux sociaux et les médias, dans le cadre de la pression internationale en faveur d’un arrêt immédiat des opérations militaires dans la bande de Gaza. Il a affirmé que « ces pays tentent de contrôler l’information et de diffuser des récits contraires à la position d’Israël ».

You may also like

Adblock Detected

Please support us by disabling your AdBlocker extension from your browsers for our website.